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VIDÉOS - Rock en Seine 2016 : Foals, Sum 41, Iggy Pop et Aurora : les 4 moments du 3e jour

NOUS Y ÉTIONS - L'édition 2016 de Rock en Seine a réservé ses meilleures surprises pour son dernier jour, dimanche 28 août. Le public a notamment pu assister à la consécration de Foals en terres françaises, et découvert l'impressionnante Aurora.

Foals s'est produit pour la première fois sur la Grande Scène de Rock en Seine dimanche 28 août 2016
Foals s'est produit pour la première fois sur la Grande Scène de Rock en Seine dimanche 28 août 2016
Crédit : Oliver Offschir
Foals s'est produit pour la première fois sur la Grande Scène de Rock en Seine dimanche 28 août 2016
Sum 41 sont revenus plus puissants que jamais
Iggy Pop n'a rien perdu de sa superbe
Foals s'est produit pour la première fois sur la Grande Scène de Rock en Seine dimanche 28 août 2016 Crédits : Oliver Offschir
Sum 41 sont revenus plus puissants que jamais Crédits : Olivier Hoffschir
Iggy Pop n'a rien perdu de sa superbe Crédits : Olivier Hoffschir
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La patience paie. Et cette année, il aura fallu poursuivre jusqu'au troisième et dernier jour de Rock en Seine pour assister aux meilleurs moments de cette édition 2016. Dans un soleil radieux et une température beaucoup plus supportable, les festivaliers ont eu la chance d'assister à des concerts d'anthologie, voire, historiques. En tout, 110.000 festivaliers ont foulé le domaine du parc national de Saint-Cloud.

Ils ont été très nombreux à vibrer au son de Foals, dimanche 28 août. Le groupe britannique a franchi une étape considérable en se produisant pour la première fois sur la Grande Scène de Rock en Seine en guise de concert de clôture. Un privilège ainsi qu'un moment puissant. Le public a aussi replongé en adolescence au rythme de Sum 41. Après bien des difficultés surmontées ces 2 dernières années, le groupe canadien a refait surface dans une ambiance survoltée, 6 semaines avant la sortie du très attendu 13 Voices. Il aurait par ailleurs fallu être fou pour bouder son plaisir et manquer la prestation maligne d'Iggy Pop. Enfin, les plus téméraires - et bien renseignés - ont pu se délecter de la voix enchanteresse d'Aurora, Norvégienne de 20 ans surdouée et digne descendante de Florence and the Machine.

1. Foals : la consécration

Les concerts de Foals se suivent et ne se ressemblent pas, tout comme leurs albums. La sortie de leur dernier album, l'acclamé What Went Down, en 2015, les a menés sur les routes pendant plus d'un an. Dimanche 28 août, la formation d'indie-rock menée par Yannis Philippakis a terminé sa tournée d'été - avant de repartir pour les États-Unis dans un mois - en montant pour la première fois sur la Grande Scène de Rock en Seine. Preuve que le festival parisien est tout sauf anecdotique : l'émotion du groupe originaire d'Oxford était palpable. 

C'est une soirée spéciale pour nous ce soir. Merci de nous avoir portés jusqu'ici

Foals à Rock en Seine 2016

"On a commencé par la Flèche d'or, la Maroquinerie, tous les petits clubs de Paris pour terminer ici. C'est une soirée spéciale pour nous ce soir. Merci de nous avoir portés jusqu'ici", annonce le chanteur, avant de dédicacer Late Night au public français. D'habitude peu bavard, le mystérieux Yannis Philippakis n'a pu contenir son trouble, prenant plusieurs fois un instant pour apprécier la densité de la foule sous ses yeux. "Je me sens sentimental ce soir", annonce-t-il presque solennellement. Quelques instants plus tard, il présente ses excuses "au nom de tous ses amis britanniques pour le Brexit", scandant : "Vive la France !"

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Foals avait déjà livré un grand concert à la Route du Rock l'année dernière, et cette fois, une nouvelle étape a été franchie. Les arrangements ont été revus, mieux taillés pour une scène aussi grande, toujours aussi puissants mais mieux amenés, tandis que les morceaux plus compliqués comme Spanish Sahara se trouvent sublimés. L'enchaînement entre Inhaler et What Went Down est parfait, le premier se retrouvant étiré dans un final assourdissant. Au point que la voix de Yannis se retrouve bancale jusqu'à la fin du set. "Il faut que ça soit sauvage !", ordonne le leader, et le public de Rock en Seine obéit docilement. Celui-ci se jette à deux reprises dans la fosse.

Foals réserve une belle surprise pour l'avant-dernier morceau : Cassius, tube de leur premier album qu'ils n'ont pas joué depuis plusieurs années, et ont ressorti pour cette fin de tournée estivale. Effet garanti auprès des fans de la première heure. Quelle sera la prochaine étape pour Foals ? On parie (presque) sans hésiter sur un Zénith, le groupe ayant déjà assuré quelques dates dans des stades à domicile.

2. Sum 41 : la renaissance

Ce troisième jour de Rock en Seine 2016 a vu une autre date historique : le retour en force de Sum 41 en France, quelques semaines avant la sortie de leur nouvel album, 13 Voices (7 octobre). Passée par 2 Trianon complets en février, la formation de pop-punk canadienne n'avait pas joué devant un public aussi important depuis plusieurs années. Et pour cause : son chanteur, Deryck Whibley, a failli mourir à cause de ses excès d'alcool il y a 2 ans, et a été hospitalisé pendant une longue période. "Personne ne savait si j'allais pouvoir remonter sur scène", rappelle-t-il à RTL2.fr, un peu moins d'une heure après un show déjanté.

C'est un miracle de le voir aussi énergique et présent en cette (presque) douce fin d'après-midi. Devant les festivaliers, le chanteur de 36 ans se démène. Après une entrée assez spectaculaire sur un air d'opéra, il désigne dans la foule plusieurs fans ayant le privilège d'assister au concert juste à côté de leur groupe préféré. "Je veux vous entendre chanter bande d'enfoirés", éructe Deryck Whibley, devant une scène à la décoration rouge, noire et blanche presque militaire. Un moshpit se crée pendant le nouveau single Fake My Own Death, comme un signe de bénédiction de la part du public. 

Avec @sum41, le pop-punk est bien vivant à #RES16 #gig #music

Une vidéo publiée par Morgane Giuliani (@morganegln) le

"C'est très excitant de jouer de nouveaux morceaux, pas effrayant du tout", assure le chanteur à RTL2.fr, dans le calme d'une loge plongée dans la pénombre. Le processus d'écriture l'a cependant été : "C'était terrifiant. C'était la première fois que j'écrivais sans être sous l'emprise de l'alcool, et j'entendais beaucoup de voix dans ma tête. C'est pour cela que l'album s'appelle 13 Voices", indique le chanteur, dont l'interview entière sera bientôt à retrouver sur RTL2.fr.
Sur la Grande Scène, Sum 41 se fait plaisir avec un petit medley de leurs titres favoris, comme Seven Nation Army des White Stripes et We Will Rock You de Queen, en glissant leur propre morceau Better Off On My Own au milieu. Ils terminent bien évidemment leur set sur les incontournables In Too Deep et Fat Lip, qui font bondir presque toute la fosse de la Grande Scène. Un exploit.

3. Iggy Pop : l'aisance

Depuis le sacré espace VIP de Rock en Seine, on aperçoit une sorte de voiture de mini-golf transportant un petit groupe de personnes. À côté du conducteur se trouve un homme d'âge mûr, torse nu et bronzé comme un surfeur. Il s'agit bien évidemment du seul et unique Iggy Pop. Son passage sème le murmure et d'un coup, les privilégiés ayant accès à cette partie du festival se mettent en branle, courant presque après le véhicule. Même le coordinateur de promo de Sum 41 s'enfuit. "Il joue tous ses meilleurs titres en premier !", s'écrit-il avant de disparaître. En à peine quelques secondes, l'espace VIP est vide, et les tentes se mettent à vibrer au son des guitares. Il est temps d'y aller.

Tout Rock en Seine s'est réuni pour accueillir le Pape du rock. La fosse ainsi que la colline de la Grande Scène sont noires de monde. Comme l'avait prédit le coordinateur de Sum 41, le chanteur de 69 ans attaque directement par I Wanna Be Your Dog, titre culte des Stooges. Sans plus attendre, il s'avance vers les premiers rangs. Certains spectateurs n'hésitent pas à toucher son ventre, presque comme une relique sacrée. Un océan d'épaules remue au son de The Passenger, Some Weird Sign ou Nightclubbing

Pas besoin de décor rutilant pour Iggy Pop : un simple drap suffit. Dans la foule, on croise une fée aux cheveux verts et au front barré d'un pendentif, un jeune homme déguisé en Blanche-Neige, des quinquagénaires à sac à dos de randonnée et une dame dansant seule, pieds nus. L'effet Iggy Pop.

4. Aurora : la révélation

C'est encore un peu secoué par Iggy Pop et CHVRCHES - jeune trio d'électro-pop britannique aux hymnes tonitruants - que l'on remonte le site de Rock en Seine, noyé dans la poussière soulevée par la transhumance interminable des festivaliers. Sans forcément beaucoup d'attente, mais avec pas mal de curiosité, on arrive à la Scène Pression Live, où se produit une jeune femme semblant sortir d'un conte (ou d'un film de Tim Burton). Pas bien grande, les cheveux blonds très clairs et courts, portés avec des tresses, des yeux clairs et une robe flottante élégante, Aurora dispense sa pop mystique à coups d'envolées lyriques et mélodiques.

La technique est irréprochable. À seulement 20 ans et un album fraîchement sorti, All My Demons Greeting Me As A Friend, la jeune Norvégienne impressionne en modulant à l'envie sa voix, à la puissance décoiffante. Aurora défend des chansons ayant déjà des dizaines de millions de vues sur Youtube, comme Warrior et Home. Loin d'être timide, la chanteuse danse, agite les bras, tournoie, remercie son public à n'en plus finir. "Vous êtes toujours géniaux en France", s'exclame-t-elle. Une chose est sûre, cette digne descendante de Florence and the Machine et Agnès Obel semblait bien à l'étroit sur la Scène Pression Live, et ne devrait pas tarder à prendre son envol.

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