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We Love Green 2016 : le retour électrique et gagnant de LCD Soundsystem

NOUS Y ÉTIONS - James Murphy et ses six acolytes sont remontés sur scène en tête d'affiche du festival samedi 4 juin, cinq ans après la séparation du groupe. Au menu : tubes, tubes, tubes.

James Murphy, le leader et fondateur de LCD Soundsystem
James Murphy, le leader et fondateur de LCD Soundsystem
Crédit : KEVIN WINTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Pas un seul de leurs tubes n'a été oublié. LCD Soundsystem a pris possession de la scène de la Prairie samedi 4 juin pour le premier jour du festival We Love Green. Un concert pas comme les autres puisque la formation américaine s'est séparée en 2011 avant de faire son retour cette année à Coachella en avril dernier. C'était la tête d'affiche de cette 5e édition du festival francilien et écolo. Le groupe lui a bien rendu. Une heure et demi de titres repris en cœur par la foule venue en nombre malgré la boue omniprésente du bois de Vincennes. 

Mais le temps est clément et la nuit douce quand les premiers jeux de batterie résonnent. Avec quelques minutes de retard, une partie des musiciens ouvre le bal avant que la star n'apparaisse sur scène, le tout filmé avec une vue aérienne qui offre un spectacle intriguant. James Murphy n'a pas changé. Son public retrouve toute l'énergie de leur idole en commençant par la mélodie de Us v Them

Une première heure intensément rock

Un "bonsoir" puis ils enchaînent avec un de leurs plus gros titres : Daft Punk Is Playing At My House. Le rouge domine clairement la mise en scène. La lumière donne le ton. Des formes cubiques pixélisées rouges, noires, blanches s'animent frénétiquement en arrière plan au rythme des riffs de guitare. Le monde afflue. Les corps se déhanchent de moins en moins timidement et les paroles du refrain sont reprises à haute voix. "We missed you (vous nous avez manqué), merci beaucoup", lance le leader. 

Puis collé à son micro vintage des années 50's, il entame I Can Change. Le bleu a remplacé le rouge. Sur scène, les six musiciens semblent opérer une chorégraphie désarticulée, chacun domine son instrument. Quand James Murphy s'empare du sien, il peut y avoir jusque quatre instruments de percussion en même temps. Les baguettes frappent de manière désynchronisée et les rythmes se multiplient. Impossible de ne pas se laisser happer par l'envie de remuer.

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Fans confirmés, amateurs de bon rock et curieux de voir la tête d'affiche : tous semblent conquis par le retour du groupe sur scène. Les guitares crient et les rythmes électriques réveillent jusqu'au bout des ongles. Même la pluie fine qui s'est invitée au concert ne semble faire fuir personne. Alors qu'à l'autre bout de Paris, la techno fait trembler l'aéroport du Bourget, LCD Soundsystem rivalise de puissance musicale. Une heure d'intensité et le charismatique leader annonce qu'il reste cinq titres, à commencer par Losing My Edge. Et alors que la pluie s'est intensifiée, le chanteur remercie les festivaliers de l'accompagner malgré la météo, et avec humour : "Merci de rester malgré la pluie. Si il continue de pleuvoir, Nancy (pianiste et chanteuse) va exploser. C'est déjà notre troisième Nancy".

Un final en trois actes

Sur Home, une boule à facette s'enclenche et fait apparaître dans la foule les visages anonymes transportés par le son. "Plus que trois", prévient James Murphy avant que ne s'opère la magie de New York I Love But Your Breaking Me Down. Le décor a changé. L'Empire State Building trône sur les autres gra