EKKSTACY - chemicals (Official Music Video)
3 min de lecture
EKKSTACY & Waxx
Crédit : RTL2
Dès le début de l’entretien, Ekkstacy revient sur ses premiers souvenirs musicaux, marqués par le rap de SoundCloud qu’il écoutait à l’école. Il explique que c’est en découvrant l’indie-rock, et plus particulièrement le groupe Current Joys, qu’il a ressenti un véritable déclic. Cette transition musicale l’a profondément marqué : "Quand j’étais au lycée, j’écoutais beaucoup de rap SoundCloud et puis après, j’ai découvert un peu l’indie rock, notamment Current Joys, et c’est comme ça que ça m’a débloqué avec la musique." Ce mélange d’influences, entre rap et indie, façonne encore aujourd’hui son univers artistique.
Ekkstacy évoque aussi la relation complexe qu’il entretient avec l’héritage musical familial. Son père, rappeur à Vancouver, n’a jamais vraiment réussi à lui transmettre sa passion pour le genre. "Je n’ai jamais vraiment aimé ce que mon père jouait", confie-t-il, même s’il admet avoir apprécié certains artistes comme Eminem. Cette distance avec les goûts de ses parents l’a poussé à chercher sa propre voie, à l’écart des traditions familiales.
Si Ekkstacy est aujourd’hui un artiste de scène, il avoue sans détour ne pas aimer assister à des concerts. "Je n’aime pas aller à des concerts, car je dois les faire", lance-t-il avec franchise. Pourtant, il reconnaît que certaines expériences live ont été déterminantes dans sa façon d’envisager la performance. Il cite notamment deux concerts marquants : Porches à Londres et Haunted Youth, un groupe belge. Ces moments lui ont donné une vision claire de ce que doit être un concert réussi : "C’est comme ça que tu devrais performer." Malgré tout, il regrette que la plupart des artistes qu’il admire ne se produisent plus ou aient disparu, ce qui limite ses sources d’inspiration scénique.
Interrogé par Waxx sur son "Golden Age musical", Ekkstacy cite spontanément les années 90 et 2010, mais aussi les années 70. Pour lui, ces périodes représentent une forme de réponse à la domination de la pop dans les années 80 et 2000, marquées par des figures comme Madonna, Michael Jackson, Eminem ou Beyoncé. Waxx partage cette analyse, estimant que "les années 2010, comme les années 90, ont été la réponse un peu punk de ces années où la pop était omniprésente". Ekkstacy nuance cependant, rappelant qu’il y a toujours de bonnes choses à retenir de chaque époque, même de celles qui ne correspondent pas à ses goûts personnels.
La musique est pour Ekkstacy une affaire d’émotion et de sincérité. Il cite Fog Lake et son morceau Eric comme l’un des rares à lui tirer des larmes, soulignant l’importance de la sensibilité dans son rapport à la musique. Pour se défouler, il privilégie le rap actuel ou le post-hardcore de Tidal Fight, montrant l’étendue de ses influences. Son processus créatif, il le décrit comme instinctif et naturel : "Je n’ai vraiment pas de mérite pour ça parce que c’est vraiment ce que j’écoute qui nourrit ce que je fais et du coup ça vient naturellement."
C'est a chanson Christian Death, qu’il choisirait de sauver si toute sa discographie devait disparaître, est née d’une session improvisée dans un garage, inspirée à la fois par Current Joys et le groupe gothique Christian Death. Il raconte que le refrain est né d’une blague, preuve de la spontanéité qui guide sa création.
Tout au long de l’émission, Ekkstacy et Waxx ont proposé deux sessions acoustiques inédites : One day I’ll wake up from this, inspirée par Dave Bixby, et une reprise de Clairvoyant de The Story So Far. Ces moments live ont permis de découvrir une autre facette de l’artiste, plus intime et dépouillée. En carte blanche, Ekkstacy a choisi de faire découvrir Space Travel is Boring de Sun Kill Moon, une reprise de Modest Mouse, avant de conclure l’émission sur une note de gratitude envers l’équipe et les auditeurs. Un échange sincère, à l’image de l’artiste, qui confirme sa place à part sur la scène indie.
Bienvenue sur RTL2
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte