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VIDÉOS - Blur s'offre un voyage dans le temps avec "The Magic Whip"

ON L'A ÉCOUTÉ - Le groupe britannique prouve qu'il faut encore compter sur son énergie demeurée intacte, malgré quelques titres maladroits.

Blur se produira au Zénith de Paris le 15 juin
Blur se produira au Zénith de Paris le 15 juin
Crédit : ALFREDO ESTRELLA / AFP

L'attente est terminée. Douze ans après Think Tank (2003), Blur sort ce 27 avril son huitième album, The Magic Whip, dont plusieurs chansons ont été révélées en amont. Sur ce disque inégal, le groupe britannique se remet de deux décennies compliquées : problèmes d'addiction pour le guitariste Graham Coxon, qui lui ont valu d'être écarté à la fin des années 1990, et des tensions persistantes ayant provoqué une mise en pause du groupe après la sortie de Think Tank.

Une complicité retrouvée

Près de dix ans plus tard, les membres de Blur trouvent à nouveau un terrain d'entente. Damon Albarn, Graham Coxon, Alex James et Dave Rowntree se rassemblent pour donner une série de concerts à travers le monde. C'est à cette occasion qu'en 2013, ils se retrouvent à enregistrer plusieurs morceaux à Hong-Kong, "par accident". "Je pensais que c'était la fin. On n'aurait pas pu refaire de concert sans un nouvel album", a concédé Damon Albarn lors d'une conférence de presse donnée par le groupe le 19 février. 

Il a fallu deux ans de gestation supplémentaires pour que The Magic Whip voie finalement le jour. L'homme à l'oeuvre est Graham Coxon, qui retravaille les morceaux enregistrés en cinq jours à Hong-Kong. Ce travail le convainc de la potentialité d'un nouvel album. Le guitariste aborde le sujet avec Damon Albarn, d'abord peu convaincu par cette idée : "La politique peut être compliquée au sein de groupes qui se sont séparés puis retrouvés. Ou peut-être que ce n'est pas que mon avis. Mais j'ai pris un risque et j'ai dit à Damon 'J'aimerais prendre les rênes de ce disque et voir s'il y a quelque chose', cite Rolling Stone

Je voulais faire amende honorable envers les fans et le groupe, par rapport à tous les problèmes que j'ai pu causer il y a plusieurs années.

Graham Coxon

Le guitariste, qui s'était lancé en solo après avoir été évincé du groupe, fait appel à Stephen Street, producteur légendaire de Blur. Pour lui, permettre la naissance de The Magic Whip a été une forme de rédemption : "Je voulais faire amende honorable envers les fans et le groupe, par rapport à tous les problèmes que j'ai pu causer il y a plusieurs années." De son côté, Albarn retourne à Hong-Kong et trouve "l'inspiration pour écrire suffisamment de paroles pour un album". La machine est relancée.

Un retour aux sources

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