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Muse a soulevé la fan-zone de la Tour Eiffel

NOUS Y ÉTIONS - Mardi 28 juin, le trio britannique est entré dans l'Histoire en se produisant au pied de la Tour Eiffel, pour un set électrique.

Matthew Bellamy est l'un des piliers du trio Muse
Matthew Bellamy est l'un des piliers du trio Muse
Crédit : Winslow Townson/AP/SIPA

Mais jusqu'où Muse ira-t-il ? Depuis la sortie de son 7e album, Drones, le trio britannique n'a pas chômé. Après avoir assuré plusieurs concerts archi complets à travers le monde, dont l'AccorHotels Arena à Paris, et avoir à nouveau investi la scène pyramidale du festival de Glastonbury, voilà que le groupe de rock originaire de Teignmouth se retrouve à jouer au pied de la Tour Eiffel, pour la fan-zone de l'Euro 2016. Il est peu dire que cette soirée du mardi 28 juin 2016 était attendue de pied ferme par les fans. Avec un set de près d'une heure trente, Muse a franchi un nouveau cap et est rentré un peu plus dans l'Histoire.
Il est 21h50 passé lorsque Muse prend place sur la scène faisant face à la fan-zone de la Tour Eiffel. Tout de noir vêtus, Matthew Bellamy (chant/guitare/piano), Chris Wolstenholme (basse) et Dom Howard (batterie) commencent fort avec Psycho, issu de leur dernier album, Drones. Un riff implacable, que les fans connaissent bien puisque le trio a pour habitude de le jammer depuis la tournée Absolution Tour. Trois colonnes d'écrans se rejoignent pour former un mur éclairant le fond de la scène, et quatre supplémentaires surplombent le tout, projetant des images de feu. Voilà ce que le groupe a choisi comme visuel pour illustrer l'indispensable Plug In Baby, dont la foule chante seule et en chœur le refrain. 

Comme à la maison

"Merci Paris, vous êtes géniaux !", exulte Matthew Bellamy. Comme d'habitude, la capitale a réservé un accueil triomphant au groupe britannique, dont la France a toujours été la deuxième maison. Le chanteur va à sa rencontre pendant la groovy Dead Inside, délaissant sa guitare pendant la première partie du morceau. D'ailleurs, les spectateurs tapent spontanément dans leurs mains au rythme presque militaire de The 2nd Law : Isolated System. Dominic Howard est seul, donnant la mesure sur sa batterie, avec des animations inquiétantes derrière lui.

Le musicien fait à nouveau preuve de toute sa force de frappe sur The Handler, décidément l'un des morceaux de Drones les mieux adaptés au live. Dommage que les animations de mains agitant des ficelles, déjà présentes aux concerts de l'AccorHotels Arena, perdent de leur majesté dans la configuration de la fan-zone. 

L'enchaînement avec Supermassive Black Hole reste des plus efficaces. Le public pressé sur le Champ-de-Mars exulte dès le premier riff, brandissant par centaines leur smartphone pour immortaliser cette chanson de Black Holes and Revelationsdevenue l'un des piliers de la discographie de Muse. Comment résister aux riffs de Matthew Bellamy sur sa Fender Stratocaster équipée d'un pad tactile ? Sur les écrans, le trio se dédouble à l'infini, pour notre plus grand plaisir. 

Un concert exaltant

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"Paris, France, on vous aime !", s'écrie le chanteur aux cheveux éternellement dressés en pics. Pour Starlight, titre qui a fait monter Muse dans la stratosphère pop, le trio lâche ses traditionnels ballons géants remplis de confettis. L'exaltant Munich Jam fait office de tapis sonore, tandis que le public s'amuse avec ses nouveaux jouets.

Les fans accompagnent du bras la torturée Madness, pour laquelle l'ami Bellamy abandonne encore une fois sa guitare, tandis que Chris Wolstenholme étrenne son impressionnante basse à double manche. À peine le temps de souffler que la fan-zone frappe dans ses mains pour accompagner Resistancemorceau inspiré par le roman d'anticipation 1984.

Ce soir, Muse a beau reprendre de nombreux morceaux bien connus des fans, l'application est toujours aussi forte. Matthew Bellamy se jette à genoux pour le pont de la culte Hysteria, toujours aussi possédé par son riff démentiel. On reste en 2004 avec la délicieuse Time Is Running Out, et le jeu de basse particulièrement langoureux de Chris Wolstenholme. Dans la foule, on se prend par les épaules pour sauter à l'unisson. Ou quand le rock réunit autant que le football. 

Un final dantesque

Muse part ensuite sur sa planète pour The Globalist, chanson un peu fourre-tout dans laquelle le trio a assemblé différentes ambiances qu'il affectionne. C'est aussi le seul moment de la soirée où Matthew Bellamy se retrouve derrière un piano. Il la conclue par la démesurée Drones et ses chœurs célestes, tandis que les écrans diffusent des images de voie lactée.

Retour de flamme pour la fin du set avec l'endiablée Uprising, qui tombe à point nommé en cet période de Brexit. "On aime la France !", assure Matthew Bellamy, à nouveau sans instrument pendant une bonne moitié du morceau. Le public répond à l'appel et s'éclate. C'est aussi le cas pour le final dantesque avec Knights of Cydonia, qui fait sauter les spectateurs à pieds joints. On espérait des feux d'artifice, d'habitude affectionnés par le groupe. "Nous aimons la France !", martèle encore Matthew Bellamy, mais en français cette fois. Qu'il n'en doute pas : c'est réciproque.

La setlist complète : 1. Plug In Baby
2. Dead Inside3. Map of the Problematique4. The 2nd Law: Isolated System
5. The Handler
6. Supermassive Black Hole7. Starlight8. Munich Jam
9. Madness10. Resistance 11. Hysteria 
12. Time Is Running Out
13. The Globalist14. Drones 
Encore 15. Mercy 
16. Knights of Cydonia

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