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Mort de Leonard Cohen : les 6 titres incontournables du poète canadien

PLAYLIST - Leonard Cohen s'est éteint le 7 novembre 2016. Il laisse derrière lui une discographie remarquable, pleine de poésie et de profondeur. Sa chanson "Hallelujah" était déjà passée à la postérité.

Leonard Cohen et Marianne Ihlen se sont fréquentés dans les années 60
Leonard Cohen et Marianne Ihlen se sont fréquentés dans les années 60
Crédit : FABRICE COFFRINI / AFP

L'année 2016 aura décidément été fatale pour la Sainte-Trinité. Nous avons perdu David Bowie en janvier. Cette fois, c'est Leonard Cohen qui nous a quittés le 7 novembre, à l'âge de 82 ans. Celui qui a commencé comme poète et écrivain s'est tourné vers la musique pour plus faire entendre sa voix, au milieu des années 60. En 2016, il a sorti son ultime album, You Want It Darker, vu comme un testament.

Leonard Cohen, c'est avant tout cette voix chaude et enveloppante, celle d'un conteur crooner qui n'a jamais cessé d'explorer le sentiment amoureux. Une approche littéraire des paroles, ensuite. Une propension à imaginer des mélodies envoûtantes, entre folk, rock, blues et électronique, enfin.

Le Canadien a marqué le 20e siècle, et est devenu une référence pour les jeunes artistes du 21e. Il s'est imposé dès 1967 avec Suzanne, qu'il a d'abord écrite sous forme de poème. Paru sur son premier album, Songs of Leonard Cohen, ce titre est une ode à sa première muse, Suzanne Verdal, qu'il a rencontrée à Montréal. Mariée au sculpteur Armand Vaillancourt, celle-ci ne tombera pas sous son charme.  

Homme à muses

Leonard Cohen s'est inspiré de nombreuses figures féminines. Sur son premier disque, on trouve également le titre So Long, Marianne. Cette chanson d'amour s'adresse à Marianne Ihlen, jeune Norvégienne rencontrée en Grèce en 1960, récemment divorcée et mère célibataire. Ils ont vécu ensemble durant les années 60. Marianne Ihlen était sur son lit de mort en juillet 2016, Leonard Cohen lui a écrit une lettre poignante, dans laquelle il lui dit : "Je pense que je te suivrai bientôt, sache que je suis si proche derrière toi que si tu tends la main, je crois que tu peux toucher la mienne".

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En 1988, Leonard Cohen dévoile I'm Your Man, son 8e album. Ce dernier marque un tournant radical dans sa carrière, car il embrasse le mouvement synthpop, alors à son apogée. Leonard Cohen se fait électronique, et réussit son virage en restant fidèle à son image sombre. Sur le titre éponyme, il signe une très belle chanson d'amour pour Dominique Issermann, photographe française, qui a signé certains de ses clips en noir et blanc : "Si tu veux un amant/Je ferai tout ce que tu me demanderas/Et si tu veux une autre forme d'amour/Je porterai un masque pour toi"

Un auteur spirituel et engagé

Leonard Cohen a aussi été un artiste engagé. En 1969, pour l'album Songs from a Room, il reprend La complainte du partisan, qui avait été écrite en 1943 à Londres par Emmanual d'Astier de la Vigerie, et Anna Marly, deux résistants français au nazisme. On y entend Leonard Cohen chanter en français, une langue qu'il parlait très bien. Le chanteur a été jusqu'à l'interpréter en Pologne, alors sous le joug d'une loi martiale, dans un pays tenu d'une main de fer par la République populaire de Pologne.

En 1984, Leonard Cohen sort l'album Various Positions. On y trouve Hallelujah, sans doute l'une des chansons folk-rock les plus emblématiques. Leonard Cohen y mêle religion et rencontre amoureuse. Ce cantique connaît une nouvelle notoriété lorsqu'il est repris par Jeff Buckley en 1994, pour son album Grace. Une nouvelle génération s'empare alors du phénomène Leonard Cohen. De nombreuses autres reprises suivront, de Bon Jovi à Bob Dylan, en passant par Bono.

Sur le même disque se trouve Dance Me To The End of Love, quasi standard blues sur lequel Leonard Cohen se mue en amant épris. Enfin, c'est ce que l'histoire y a vu. De son côté, l'auteur-compositeur s'est inspiré de l'Holocauste. Pendant ces temps tragiques, il arrivait que des prisonniers jouent de la musique pour couvrir l'horreur des exterminations.   

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