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Metallica : comment est né "Nothing Else Matters", leur ballade culte et personnelle

PODCAST - Dans ce nouvel épisode de "Pop Rock Collection", Carole Vega nous raconte l'histoire d'un des titres les plus célèbre du groupe de Heavy Metal.

Metallica
Metallica
Carole Vega
Carole Vega - édité par Bertrand Laidain

Nous sommes le 20 avril 1992. Metallica décide de publier un quatrième extrait du Black Album sorti 8 mois plus tôt. C’est Nothing Else Matters, une ballade, composition assez inhabituelle pour le groupe.


James Hetfield, Lars Ulrich, Kirk Hammet, et Jason Newsted nous avaient plutôt habitués à un son plus "hard". On est donc plutôt habitué à ce que les Californiens ne jouent pas de la flûte. Et avec Nothing Else Matters, non seulement ils vont jouer de la flûte, mais aussi des violons, du piano et tutti quanti. Mais avant de revenir avec l’orchestre au complet, il est bon de voir d’où sort cette petite merveille pop rock ? 

D’abord, de la tête de James Hetfield, le co-fondateur, chanteur et guitariste de Metallica. Lui-même est assez étonné de laisser passer quelque chose d’aussi personnel. Il pense d’office que ce n’est pas pour son groupe, que les trois autres ne vont pas du tout aimer. Une ballade ? Franchement, c’est pas super heavy metal.

Metallica, le trash metal... avec un cœur tendre

Et dans les paroles James nous raconte une relation à distance, celle qu’il entretenait avec sa copine de l’époque alors que lui était en tournée avec son groupe. Evidemment, le manque et l’absence se manifestaient parfois et le rendaient un peu mélancolique. Un texte particulièrement intime donc. 

À écouter aussi

Et pour cette mélodie célèbre jusqu’au fond des grottes, voilà l’anecdote : James (encore lui) est au téléphone avec un copain et il a sa guitare sur les genoux. De sa main libre, il gratouille les cordes sans trop faire attention, jusqu’à ce que les accords s’enclenchent naturellement. D’un coup, il sait qu’il tient un truc et raccroche promptement avec son interlocuteur.

Au final, on a une mélodie et un texte assez éloigné de l’univers du groupe de Heavy Metal californien. Et pourtant, quand Lars Ulrich co-fondateur et batteur du groupe tombe dessus un peu par hasard il dit "Hey ! C’est bien ça !"

Bob Rock, le producteur du Black Album, propose carrément d’intégrer un orchestre au titre qui va devenir Nothing Else Matters. Metallica adore l’idée, mais y a un problème : James ne sait pas lire la musique et encore moins la traduire en partition pour un quelconque musicien. On fait donc appel à Michael Kamen, compositeur et chef d’orchestre de grand renom. Il est hyper étonné de recevoir cette commande d’un groupe de Heavy Metal, à l’opposé de sa propre galaxie. Il s’exécute, adapte le titre en classique, renvoie son travail à Metallica et puis aucune nouvelle, silence radio. 

De l’autre côté de la galaxie, Metallica n’en revient pas du résultat après avoir assemblé toutes les pistes. James, Lars, Kirk et Jason ne comprennent pas... C’est super beau, mais c’est pas Metallica. C’est ce qu’on va appeler "la version elevator". Ecoutez plutôt :

Pour les 30 ans de ce disque, Metallica a accepté une Blacklist, projet de reprises et Nothing Else Matters est confié à Miley Cirus, avec entre autre Elton John qui pianote, et Chad Smith le batteur des Red Hot Chili Peppers aux fûts.