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Leonard Cohen : sa lettre poignante à Marianne, sa muse mourante

Le chanteur canadien a fait parvenir un dernier message émouvant à la femme qu'il a aimée il y a cinquante ans.

Leonard Cohen et Marianne Ihlen se sont fréquentés dans les années 60
Leonard Cohen et Marianne Ihlen se sont fréquentés dans les années 60
Crédit : FABRICE COFFRINI / AFP

C'est l'histoire d'un amour éternel. Celui du chanteur canadien Leonard Cohen pour Marianne Ihlen, une Norvégienne avec qui il a vécu une histoire d'amour dans les années 60. Ils se sont rencontrés en Grèce, alors âgés d'environ 30 ans. Celle qui a inspiré les chansons So Long, Marianne ("Au revoir, Marianne") et Bird on a Wire est décédée le 29 juillet à l'âge de 81 ans, emportée par une leucémie. Deux jours avant qu'elle ne rende son dernier souffle, l'auteur de Hallelujah lui a fait parvenir une lettre, nostalgique et émouvante

C'est Jan Christian Mollestad, réalisateur de documentaire et ami proche de Marianne Ihlen, qui a raconté cette histoire à CBC Radio : "Il y a deux semaines, j'ai reçu un texto de Marianne disant 'Salut, c'est Marianne, je suis à l'hôpital à Oslo. Je suis mourante. S'il te plaît, prends soin de mon mari et de mon fils.'" Lorsqu'il accourt à son chevet, elle lui demande de prévenir le chanteur. Deux heures plus tard, Jan Christian Mollestad reçoit une lettre de Leonard Cohen, qu'il a lue à son amie. 

"Au revoir, Marianne"

"Hé bien Marianne, le temps est venu, nous sommes si vieux et nos corps s'effondrent, je pense que je vais te suivre très bientôt", a écrit le chanteur, avant de poursuivre : "Sache que je suis si près de toi que si tu tends la main, je pense que tu pourras attraper la mienne. Et tu sais que je t'ai toujours aimée pour ta beauté et ta sagesse, mais je n'ai pas besoin de dire plus à ce sujet car tu sais déjà tout. Mais maintenant, je veux simplement te souhaiter un très beau voyage. Au revoir, vieille amie. Amour éternel, à bientôt sur le chemin..."

Jan Christian Mollestad raconte que lorsqu'il a lu "si tu tends la main", elle a tendu la main. Le documentariste a écrit une lettre au chanteur, pour lui faire savoir que dans les derniers instants de Marianne Ihlen il a fredonné Bird on a Wire. Quand ce fut la fin, il a embrassé la vieille dame sur le front, puis quitté la pièce en chantant So Long, Marianne.  

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