1. Accueil
  2. Évènements
  3. Le Fooding, l'agitateur culturel qui a changé les codes de la gastronomie
4 min de lecture

Le Fooding, l'agitateur culturel qui a changé les codes de la gastronomie

REDAC CHEF INVITÉ - Lorsqu'ils sont sur les routes de France, entre deux dates de tournées, les membres de Louise Attaque apprécient l'application du Fooding pour dénicher des tables de qualité à l'atmosphère originale.

Des amis mangent un bruch (illustration)
Des amis mangent un bruch (illustration)
Crédit : iStock
Benjamin Hue
Benjamin Hue

À l'origine, il y a un bon mot. "Fooding", contraction de deux termes anglais, "food" et "feeling". Lâché à la volée par Alexandre Cammas un soir de bouclage de Nova Magazine à la fin des années 1990, il lui revient comme un boomerang cinq jours plus tard, dans la bouche d'un Londonien annonçant l'arrivée imminente d'une nouvelle tendance culinaire dans une émission de Thierry Ardisson. Flairant le bon sillon, le chroniqueur et journaliste en gastronomie s'empresse d'aller déposer le terme. 

Fils de cafetier aveyronnais et ancien étudiant en école hôtelière, il revient alors d'un voyage dans la capitale britannique et meurt d'envie de créer le pendant parisien du Time Out londonien. Il convainc Jean-François Bizot, fondateur d'Actuel et directeur de Nova, de monter un hors-série distrayant pour promouvoir avec un ton moderne et décalé les tables et les chefs qui sortent la gastronomie des carcans des étoiles du Guide Michelin et des toques du Gault et Millau. Ce sera Nova Fooding, boire et manger with feeling. 

"Je passe mon temps sur l'application du Fooding, confie Arnaud Samuel, le violoniste de Louise Attaque. Le groupe est rédacteur en chef d'un jour sur RTL2.fr. "Grâce au Fooding, on fait de superbes découvertes un peu partout, précise avec gourmandise le chanteur Gaëtan Roussel. J'aime bien l'appli parce qu'on l'utiliser quand on a faim, quand veut manger tel ou tel truc, ou pour trouver un restaurant à côté. Les utilisations sont multiples." Arnaud ajoute : "Et puis, c'est bien pratique quand on va dans un appartement où il n'y a rien à manger.

Placer le cool au coeur de la cuisine

La première édition du Fooding est publiée début 2000. Après quelques coups de téléphone aux critiques qui montent, comme Julie Andrieu et Emmanuel Rubin, il bricole la première semaine du Fooding qui réunit, à la fin de l'an 2000, chefs, journalistes et critiques gastronomiques autour de tables rondes où l'on se demande si l'"on ne va pas au restaurant pour manger les rideaux" en fin de compte. Les fondements du Fooding sont jetés : repérer les bonnes tables sans prétention, décrypter les tendances, chercher dans les faubourgs le renouveau de la gastronomie et l'harmonie entre l'assiette et le contexte. En somme, placer le cool au cœur de la cuisine.

À lire aussi