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"La musique faisait partie de notre vie" : Axel Bauer se raconte dans Foudre sur RTL2

Dans Foudre animée sur RTL2, Axel Bauer s’est livré au micro de Waxx à un entretien, riche en souvenirs, en anecdotes et en réflexions sur la musique. De son enfance bercée par le jazz à ses coups de cœur pour Bowie, les Who ou encore Joni Mitchell, le chanteur et guitariste a partagé sa vision de la création, ses émotions et ses inspirations, ponctuant l’émission de deux sessions acoustiques inédites.

Axel Bauer & Waxx dans Foudre

Crédit : RTL2

Axel Bauer et Waxx interprètent "Les Chemins de Neige" en live dans Foudre

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Axel Bauer et Waxx reprennent "I Shot The Sheriff" d'Eric Clapton en live dans Foudre

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Foudre : Axel Bauer

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Bertrand Laidain

Axel Bauer débute l’entretien en évoquant ses premiers souvenirs musicaux, profondément ancrés dans son enfance. Il raconte comment, enfant, il dessinait en écoutant les disques de son père, qui travaillait dans la pièce à côté et écoutait principalement du jazz, notamment Bill Evans. La maison était remplie d’instruments : un piano, un orgue, et son père jouait de la batterie, ayant même eu l’occasion de jouer avec Django Reinhardt. La musique était omniprésente, non seulement par son père, mais aussi par d’autres membres de la famille : sa tante était une pianiste de renommée mondiale, sa grand-mère jouait du piano et son grand-père à l’église. Pour Axel Bauer, la musique n’était pas un choix, mais une évidence, une composante naturelle de la vie familiale. Il se souvient que ses premiers émois musicaux étaient liés à des musiques complexes, souvent instrumentales, comme le jazz ou la musique classique, avec Rachmaninoff ou Mahler.

Les chocs fondateurs : Bowie, les Who et la révélation scénique

L’artiste revient ensuite sur les morceaux qui l’ont marqué et qui ont forgé sa vocation. Il cite Life on Mars de David Bowie comme une véritable claque, un morceau découvert lors d’un échange franco-anglais, et qui a été l’un de ses premiers 45 tours, aux côtés des Who. Il raconte comment son père lui a fait découvrir Tommy, l’opéra rock des Who, puis Quadrophenia, et comment il est devenu un fan absolu du groupe. Le moment décisif survient lors d’un concert des Who à Paris en 1974, où il réalise qu’il veut faire de la musique. Il insiste sur la dimension littéraire et introspective des textes de Pete Townshend, qui l’ont profondément touché à l’adolescence, notamment à travers des titres comme The Real Me. Plus tard, il vivra un moment unique lorsque Roger Daltrey, le chanteur des Who, reprendra son titre Cargo de Nuit  sous le titre Take Me Home: une rencontre improbable lors d’une émission télé, où il prête sa guitare à Daltrey, qui, séduit par la chanson, en fera un single aux États-Unis. Pour Axel Bauer, être repris par l’un de ses héros d’enfance reste "complètement hallucinant".

L’évolution de la création et l’âge d’or de la production

Interrogé sur son "âge d’or" musical, Axel Bauer explique que la question n’est pas simple. Il évoque d’abord les années 80, marquées par une recherche constante du "plus gros son possible" grâce aux évolutions technologiques, puis un retour à l’intime dans les années 90, avec des artistes comme Beck qui sortent des démos en cassette. Selon lui, c’est à ce moment-là que la production musicale a trouvé un équilibre entre la technique et l’émotion, et que la liberté créative s’est pleinement exprimée. Il cite Trevor Horn, producteur de Frankie Goes To Hollywood, comme l’un de ceux qui ont repoussé les limites de la production. Installé à Londres après le succès de Cargo de nuit, Axel Bauer se souvient de l’omniprésence du titre Relax à la radio, symbole de cette époque. Il insiste sur l’importance de l’aléatoire et du lâcher-prise dans la création : "Peut-être que c’est ça le secret, c’est que la volonté n’intervient pas. L’ego ne peut pas intervenir dans la création." Pour lui, il n’existe pas de méthode unique pour composer : une chanson peut naître d’un mot, d’une phrase, d’un son, d’une suite d’accords ou d’une émotion, et parfois rester des années dans un tiroir avant de trouver sa forme définitive.

Émotions, influences et carte blanche musicale

Axel Bauer partage aussi la place de l’émotion dans son rapport à la musique. Il confie que certains morceaux, comme Both Sides Now de Joni Mitchell, le font pleurer à chaque écoute, notamment parce qu’ils lui rappellent son père. Il explique que la musique classique, avec ses cordes et ses orchestrations, lui procure aussi des émotions intenses, citant Mahler et Rachmaninoff. Selon lui, la musique accompagne les lieux et les moments de vie : à la campagne, il écoutait beaucoup de folk et de musiques du monde, comme Ali Farka Touré ou Neil Young, tandis qu’à Paris, il se tourne vers des groupes comme les Talking Heads pour se booster. Il admire la production de Brian Eno, notamment sur l’album Remain in Light, et souligne l’importance des concepts et de l’expérimentation dans la musique moderne. En carte blanche, il choisit Lose It du duo Oh Wonder, saluant la douceur, la modernité et la qualité de la production.

Sessions acoustiques et confidences sur la création

Tout au long de l’émission, Axel Bauer et Waxx ponctuent leurs échanges de sessions acoustiques. Ils interprètent d’abord Les Chemins de Neige, un titre personnel composé en 2010 mais resté longtemps inachevé, puis une reprise de I Shot The Sheriff de Bob Marley, dans la version popularisée par Eric Clapton. Axel Bauer revient aussi sur la genèse de son tube Éteins la lumière, produit par Ben Rogan, producteur de Sade. Il raconte comment ce morceau, initialement non prévu sur l’album, a finalement été enregistré et est devenu un single à succès, notamment grâce à l’ouverture de la maison de disques à la vague rock portée par Nirvana. Pour conclure, il insiste sur l’importance de laisser la spontanéité et l’émotion guider la création, loin de toute volonté ou calcul.

La playlist d'Axel Bauer
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