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Hélène Sio dans Foudre : "Mon petit âge d’or, c’est maintenant"

Invitée de Waxx dans Foudre sur RTL2, Hélène Sio revient sur son enfance musicale, ses années de conservatoire, le choc provoqué par Matthieu Chedid, puis la révélation Juliette Armanet. Entre chanson française, pop, Barbara, Clara Luciani et Daft Punk, l’artiste raconte avec franchise ce qui a façonné son écriture, sa sensibilité et son envie de scène.

Hélène Sio & Waxx

Crédit : RTL2

Hélène Sio et Waxx interprètent "Bye Bye" en live acoustique dans Foudre

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Hélène Sio et Waxx reprennent "Le dernier jour du disco" de Juliette Armanet en live dans Foudre

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Bertrand Laidain

Invitée de Waxx dans Foudre sur RTL2, Hélène Sio déroule le fil d’un parcours musical nourri très tôt par des influences multiples. Petite, elle grandit dans un univers où cohabitent le jazz, Matthieu Chedid, Disney Channel, Frank Sinatra, Nina Simone ou encore Amy Winehouse. Chez elle, la musique est partout. Ses parents écoutent aussi bien les Red Hot Chili Peppers, Supertramp que Michel Berger. Un mélange qui l’imprègne durablement.

L’artiste raconte avoir eu la chance de grandir auprès de parents "méga mélomanes". Une enfance baignée de chansons françaises et de références anglo-saxonnes, avec déjà une fascination pour les figures fortes. Parmi ses premières idoles, Hannah Montana occupe une place à part. Hélène Sio le dit avec le sourire, mais aussi avec sérieux : c’est en partie là qu’est née son envie de devenir chanteuse.

De l’opéra à la pop

Avant la pop, il y a pourtant eu le classique. Hélène Sio explique qu’enfant, elle voulait devenir chanteuse d’opéra. Elle en a fait pendant dix ans, au point que cela a longtemps constitué le centre de sa vie. Elle passait des auditions, s’y consacrait pleinement et pensait suivre cette voie. Puis l’adolescence, les découvertes musicales et l’envie d’écrire ont déplacé son horizon.

À 17 ans, elle quitte l’opéra pour aller vers la pop. Ce basculement ne se fait pas contre la musique classique, mais comme une évolution intime. Elle raconte qu’au moment où elle commence à écouter d’autres choses et à vouloir écrire, elle comprend que sa place est ailleurs. Ce passage d’un monde à l’autre éclaire encore aujourd’hui son identité artistique : une chanteuse formée, exigeante, mais tournée vers une écriture plus directe, plus personnelle.

Le choc Matthieu Chedid

Dans l’entretien, Hélène Sio revient longuement sur l’importance de Matthieu Chedid. C’est le premier concert de sa vie, vu lorsqu’elle avait une dizaine d’années, du côté de Montpellier ou Toulouse. Elle se souvient d’une "claque monumentale". L’image est restée intacte : celle d’un artiste qui fend la foule avec sa guitare. À cet instant, elle se dit qu’elle veut faire ça, elle aussi.

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Pour elle, Matthieu Chedid fait partie des artistes qui l’ont construite. Elle admire son aura, son charisme, sa manière de jouer, mais aussi ce qu’il représente : un pont entre culture anglo-saxonne et grande chanson française. Ce souvenir fondateur dit beaucoup de son rapport à la scène, à l’incarnation et à la liberté.

L’adolescence, Arctic Monkeys et les premières secousses

Son adolescence musicale passe aussi par les découvertes faites au collège. Un ami lui fait écouter Arctic Monkeys, et là encore, le choc est immédiat. Hélène Sio raconte cette période avec une énergie intacte : les cours séchés, les cigarettes derrière le conservatoire, les morceaux écoutés en boucle. Une manière de dire que la musique devient alors un territoire d’émancipation.

Mais même dans cette phase plus rock, la chanson française reste très présente. C’est d’ailleurs sur ce terrain qu’elle dit retrouver le plus ses parents. Cette double appartenance, entre urgence adolescente et héritage familial, nourrit peu à peu son écriture.

Juliette Armanet, Clara Luciani et "son petit âge d’or"

S’il y a une révélation décisive, elle porte un nom : Juliette Armanet. Hélène Sio raconte le choc du premier album, découvert alors qu’elle a 17 ans. La voix, l’écriture, la composition : tout la bouleverse. Elle comprend alors que c’est cette voie-là qu’elle veut suivre. Juliette Armanet, dit-elle, l’a vraiment mise « le pied à l’étrier » dans la composition et l’écriture des chansons.

À ses yeux, Juliette Armanet et Clara Luciani incarnent un renouveau majeur. Hélène Sio parle même de « mères spirituelles » et résume ainsi son rapport à cette période : "mon petit âge d’or à moi". Elle voit dans leurs chansons les "enfants parfaits" de tout ce qu’elle aime depuis toujours, dans sa vie comme dans sa famille.

Une écriture instinctive, entre notes de téléphone et piano

Quand Waxx l’interroge sur sa manière d’écrire, Hélène Sio répond sans détour : il n’y a pas une seule méthode. Certaines chansons naissent d’une phrase entendue, qui reste en tête et autour de laquelle elle brode. D’autres partent d’une mélodie. Son téléphone est rempli de notes et de mémos vocaux. Elle parle d’un geste presque quotidien, devenu le "béaba" de l’artiste.

Elle aime aussi composer seule, dans sa chambre, au piano. C’est là que viennent les émotions, les larmes parfois, avant le travail d’arrangement. Elle décrit une écriture très liée au moment, à l’humeur, à la lumière d’une journée. Bye Bye, par exemple, est née dans une ambiance solaire, lors d’une après-midi d’octobre où tout le monde allait bien. Le morceau s’est construit dans cette énergie-là, avec l’envie d’un refrain accrocheur, presque pop immédiate.

Une sensibilité à vif

Au fil de l’entretien, Hélène Sio parle aussi de son rapport aux émotions. Elle confie qu’elle pleure aujourd’hui plus facilement en écoutant de la musique. Longtemps, dit-elle, il y a eu une forme de retenue. Désormais, certaines chansons la traversent de plein fouet. Elle cite notamment Mon enfance de Barbara, qu’elle trouve déchirante, et qui continue de la bouleverser.

Barbara occupe d’ailleurs une place essentielle dans sa vision de la chanson. Hélène Sio admire la force des images, la précision des mots, la puissance d’interprétation. Elle y voit un héritage immense, une référence dans sa propre manière d’écrire : trouver les bonnes images, au bon moment, avec une intensité rare.

"Les Ratures", chanson manifeste

Quand Waxx lui demande quel morceau permettrait le mieux de comprendre son univers, Hélène Sio choisit Les Ratures, titre éponyme de son premier EP. C’est, dit-elle, une chanson arrivée très facilement, presque d’un seul jet, sans retouches. Elle la considère comme l’une de ses plus représentatives.

Parce qu’on y retrouve ce qui la définit le mieux : une écriture intime, une mélancolie heureuse, un goût pour la chanson française et une forme de nostalgie lumineuse. Les Ratures apparaît ainsi comme une pièce centrale de son identité artistique, presque un autoportrait en musique.

Deux lives acoustiques avec Waxx

Dans Foudre, Hélène Sio a aussi joué en acoustique avec Waxx. D’abord Bye Bye, dans une version inédite à la guitare, une première pour elle dans cette configuration. Puis une reprise du Dernier jour du disco de Juliette Armanet, comme un prolongement naturel de tout ce qu’elle venait de raconter.

La playlist d'Hélène Sio
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