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"La musique, c’est une expérience émotionnelle liée aux souvenirs" : José González se confie dans Foudre

Invité par Waxx dans Foudre sur RTL2, José González s’est livré sur son parcours, ses influences et sa manière d’aborder la musique. Entre confidences, souvenirs d’enfance et sessions acoustiques, le chanteur suédois a partagé ses coups de cœur et ses secrets de création, offrant un moment rare aux auditeurs.

José González & Waxx dans Foudre

Crédit : RTL2

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Bertrand Laidain

Le dimanche 29 mars 2026, Waxx recevait José González dans Foudre sur RTL2. L’occasion pour l’artiste suédois de revenir sur son parcours, ses inspirations et sa vision de la musique, entre confidences et live acoustique.

Les racines musicales de l’enfance

Dès le début de l’émission, José González évoque ses premiers souvenirs musicaux, marqués par l’Argentine de ses parents. "Nous avions une cassette d’un groupe folklorique argentin, Marcama, que j’écoutais en boucle quand j’étais petit." Son père, chanteur dans un groupe folklorique, transmet à la famille une culture musicale riche, même si la maison n’est pas celle de musiciens professionnels. La musique, omniprésente, devient vite un langage commun.

L’éveil musical et les premières influences

C’est à l’adolescence que José González prend véritablement goût à la musique. "J’ai pris ma première guitare à 10 ans, mais c’est vraiment à 13 ans que je m’y suis mis pour de vrai." Il découvre alors le fingerpicking à travers les Beatles, Paul Simon ou Silvio Rodriguez, et s’essaie à la basse dans des groupes de hardcore. Un mélange d’influences qui façonne son identité musicale. Parmi les titres marquants, il cite Playa Girón de Silvio Rodriguez, qui l’a profondément inspiré dans l’écriture.

L’âge d’or de la musique et l’importance du message

Pour José González, l’âge d’or de la musique se situe dans les années 60 et 70, une époque où le son des enregistrements, les micros et les arrangements de guitare et de cordes lui semblent inégalés. Il évoque Fred Åkerström, chanteur suédois engagé, dont le message et la lutte contre les injustices l’ont marqué, au-delà de la musique elle-même.

La musique, une affaire d’émotions

Interrogé sur le lien entre musique et émotions, José González confie : "C’est une expérience émotionnelle, souvent liée à des souvenirs. Certaines chansons nous rendent joyeux, d’autres mélancoliques." Il partage aussi l’importance du reggae dans son parcours, notamment à travers Hurt So Good de Susan Cadogan, un morceau associé à sa sœur et à ses premiers émois amoureux.

Le processus de création et la scène

José González détaille son mode opératoire pour écrire et enregistrer ses chansons. "J’ai toujours commencé avec la guitare, puis les mélodies, et enfin les paroles." Longtemps, il a vu l’écriture des textes comme un mal nécessaire, mais il y prend désormais goût, y voyant un puzzle à assembler. Sur scène, il avoue ressentir le trac, mais trouve confiance dès les premières notes. Le choix de la première chanson est crucial pour installer l’ambiance.

Le folk, le métal et l’universalité de sa musique

Waxx s’interroge sur l’attrait de la musique de José González auprès des amateurs de métal. L’artiste y voit une "ligne fine entre l’agressivité et l’agression subtile", une tension qui traverse ses compositions et séduit un public varié.

Carte blanche et reprises

En fin d’émission, José González offre sa carte blanche avec Maraba Blue d’Abdullah Ibrahim, un morceau qui l’apaise. Il conclut l’émission par une reprise de Teardrop de Massive Attack, un titre qu’il affectionne particulièrement pour sa capacité à faire monter l’intensité en concert.

La playlist de José González
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