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Jean-Noël Scherrer de Last Train se confie dans Foudre : "la musique est avant tout une affaire d’émotions"

Dimanche 22 février 2026, Jean-Noël Jean-Noël Scherrer, chanteur et guitariste du groupe Last Train, était l’invité de Waxx dans l’émission Foudre sur RTL2. L’occasion de revenir sur l’histoire du groupe, ses influences majeures et la force de l’amitié qui lie ses membres depuis plus de vingt ans.

Jean-Noël Scherrer de Last Train & Waxx dans Foudre

Crédit : RTL2

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Foudre : Last Train

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Bertrand Laidain

Pour Jean-Noël Scherrer, l’aventure Last Train commence très tôt, dans un petit village d’Alsace, entouré de ses amis d’enfance. "On a monté le groupe quand on avait 12 ans avec les gars dans un petit village en Alsace. Aujourd’hui, on a la chance de continuer à faire ce projet de gamins, ce projet de passion et de tourner un peu dans toute la France mais aussi dans toute l’Europe." Cette fidélité à ses racines et à ses compagnons de route est au cœur de la longévité du groupe, qui a su grandir sans brûler d’étapes, jusqu’à remplir des salles prestigieuses comme le Zénith de Paris. Jean-Noël insiste sur la dimension collective de cette aventure, sur la confiance et la complicité qui se sont construites au fil des années, et qui font aujourd’hui la force de Last Train.

Les influences fondatrices

L’émission est aussi l’occasion pour Jean-Noël d’évoquer ses premiers chocs musicaux, qui ont forgé son identité d’artiste. Il se souvient de l’influence de ses grands frères, de la découverte du néo-métal au début des années 2000, et surtout de Linkin Park, groupe qui a marqué son adolescence. "Il y a un groupe qui m’a marqué dans tout ce qu’ils avaient, c’était Linkin Park forcément et qui a bercé mon enfance." Il partage son top 3 des albums du groupe : Hybrid Theory, Meteora et Minutes to Midnight, des disques qu’il continue d’écouter aujourd’hui. Mais ses références ne s’arrêtent pas là : Jeff Buckley et son album Grace ont été une révélation, tout comme le premier album de Led Zeppelin, qu’il considère comme "l’album parfait". Pour Jean-Noël, ces œuvres sont des piliers, des modèles d’émotion et de production qui continuent d’inspirer sa propre musique.

La musique, une affaire d’émotions

Pour Jean-Noël, la musique est avant tout une affaire d’émotions. Il avoue écouter beaucoup de morceaux tristes, même lorsqu’il est heureux, et puise dans cette sensibilité une source d’inspiration pour son travail. "La musique triste, calme, dans un mood justement de l’émotion, ça m’apporte beaucoup de calme et d’inspiration dans le travail." Cette sensibilité se retrouve dans la musique de Last Train, qui oscille entre énergie brute et mélancolie, et qui cherche à toucher les auditeurs au-delà du simple moment du concert. Jean-Noël espère que les chansons du groupe peuvent accompagner les moments de vie de ceux qui les écoutent, et offrir un espace où chacun peut projeter ses propres émotions.

La synergie du groupe et l’écriture

Last Train, c’est avant tout une histoire d’amitié et de synergie. Jean-Noël insiste sur l’importance du collectif dans le processus de création. "J’ai la chance d’être accompagné de mes trois meilleurs copains depuis 20 ans. C’est extraordinaire." L’écriture, même si elle commence souvent par une idée musicale qui l’obsède, se concrétise toujours en groupe, dans le local de répétition. Il confie n’avoir jamais vraiment joué de musique avec d’autres que ses trois amis, et voit dans cette fidélité une source de force et d’originalité. L’écriture est collégiale, et c’est dans la confrontation des idées et des sensibilités que naissent les morceaux de Last Train.

Les collaborations et la scène

L’émission aborde aussi la question des collaborations, notamment avec le groupe Landmvrks, dont Jean-Noël est proche. S’il n’a jamais vraiment fait de feat, il n’exclut pas l’idée d’ouvrir Last Train à d’autres univers, que ce soit dans le rock, la folk ou même le rap. Il évoque la possibilité de croiser les genres, de s’inspirer d’autres artistes comme November Ultra ou Pomme, et de continuer à apprendre au contact de musiciens venus d’horizons différents. Cette ouverture d’esprit, alliée à la fidélité à ses racines, fait de Last Train un groupe à la fois ancré et en mouvement.

Carte blanche et reprises

Pour conclure l’émission, Jean-Noël a choisi de partager The Big Picture, un titre qui, selon lui, représente parfaitement l’identité du groupe. Il a également eu carte blanche pour faire découvrir le post-rock d’Explosions in the Sky, une influence majeure pour Last Train. Deux sessions acoustiques inédites ont ponctué l’émission : The Idea of Someone et une reprise de Wake Me Up When September Ends de Green Day, en duo avec Waxx. Deux moments de partage et d’émotion, à l’image de l’ensemble de l’entretien.

La playlist de Last Train
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