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Depeche Mode : un Concert Très Très Privé RTL2 intense et surchauffé à Paris

NOUS Y ÉTIONS - Le groupe britannique a interprété plusieurs titres de son nouvel album “Spirit” mais aussi des classiques mardi 21 mars sur RTL2 et en direct vidéo sur RTL2.fr pour un Concert Très Très Privé. Un show mémorable.

Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Crédit : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
Depeche Mode en Concert Très Très Privé RTL2 à Paris le 21 mars 2017 Crédits : SIPA/Romain Boé
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Sylvain Zimmermann
Sylvain Zimmermann

Ce n’est pas tous les soirs qu’on a la chance de voir Depeche Mode jouer dans son salon. Ou du moins, avoir le sentiment de vivre cette expérience. Mardi 21 mars, le groupe de Basildon a offert un Concert Très Très Privé pour RTL2 dans le studio de l’émission Quotidien sur TMC, situé dans le 15e arrondissement à Paris. Habitués aux stades, aux festivals, aux foules à perte de vue, les Britanniques ont livré un show de 45 minutes devant quelques rares privilégiés. Un peu plus de 300 pour être précis, sans oublier bien sûr les auditeurs de RTL2 et les fans devant le Facebook Live.  

Un concert à la fois intimiste et immense au vu de la prestation. À 21h15, dans le studio de télé où Yann Barthès les avait interviewés quelques minutes plus tôt, Dave Gahan, Martin L. Gore et Andrew Fletcher montent sur scène devant un public chauffé à blanc. Beaucoup sont là depuis 17 heures. Depeche Mode, comme à son habitude, ne balance pas un tube comme Enjoy The Silence d'entrée. Pas leur style. Ils préfèrent dégainer une nouveauté : Going Backwards, titre sombre et engagé qui ouvre Spirit, leur 14e album révolté et sensuel, sorti le 17 mars. Dave a déjà fait tomber sa veste lamée noire, et semble déjà en transe en prononçant les premières paroles : "We are not there yet, we have not evolved..." 

Un début de concert centré autour du nouvel album

Going Backwards est un constat amère et sans concession de l’évolution de notre société, de la bêtise qui gagne le monde. Il n'est pas clairement question ici de Brexit ou de Donald Trump mais l'actualité a évidemment inspiré Depeche Mode. Les rois de la synthpop ne sont pas seulement là pour faire danser les masses mais aussi pour les faire réfléchir. Martin, t-shirt gris, cheveux bouclés en bataille, la mine grave, est très concentré sur ses accords, Andrew, fidèle à lui-même, est arrimé à ses claviers, imperturbable. Avec ses lunettes noires, il ressemble de plus en plus à un Visiteur échappé de la série V. Le son de synthé rempli toute la salle, la batterie cogne dur. Quelques minutes plus tôt le chauffeur de salle a lancé aux spectateurs : "Lâchez-vous comme au Stade de France". C’est le cas, et le groupe joue comme si il se produisait devant 80.000 personnes. Sans décor, ni montages vidéos, ni même mise en scène. Deux écrans projettent la pochette du nouvel album par intermittence, rien de plus.

L’ambiance monte d’un cran sur le deuxième titre, So Much Love, nouvel extrait fiévreux et dragueur de Spirit. Le studio est plongé dans des lumières rouges et bleues. Dave Gahan, dans son éternel gilet noir, parcourt la scène (très étroite) en se tortillant. Il joue avec les fans qui lui tendent les bras, appuie sur chaque mot avec une voix de crooner. Le groupe enchaîne avec Corrupt, titre vénéneux, très dark, résolument électro de Sounds of Universe, leur avant-dernier disque. Depeche Mode ne choisit pas la facilité, prend son temps avec ses fans qu’il sait exigeants. Un peu à la manière d’un ensorceleur ou d’un hypnotiseur qui vous met en condition. 

Dave Gahan, l'incroyable bête de scène

À écouter aussi

"Ça va ?", demande Dave, peu bavard mais visiblement ravi. A Pain That I’M Used To fait basculer le show. L’hystérie gagne les premiers rangs, ça danse. Il faut dire que cette version légèrement remixée est irrésistible, très rythmée. S'il fallait encore le prouver, Depeche Mode montre l’incroyable richesse de son répertoire. Le très planant et (faussement) calme Cover Me captive. Dave Gahan chante les yeux fermés. Puis, sa voix s’esquive pour laisser place un accord de clavier obsessionnel, marqué par une urgence.

Le public frappe dans les mains en rythme. Depeche Mode joue ensuite Where’s The Revolution, premier single très politique de Spirit. Déjà totalement adopté par les fans, qui connaissent les paroles par cœur. Le morceau prend une autre dimension. Puis, quelques notes familières résonnent, et rendent tout le monde dingue. Walking in My Shoes est repris dans une belle communion. Ça hurle, ça se déhanche. Dave Gahan hésite cependant à tendre son pied de micro comme il le fait généralement en tournée. Le chanteur de Depeche Mode interprète l’intégralité du tube de Songs of Faith and Devotion avec une belle émotion. Ce concert Très Très Privé est l’occasion de saisir une nouvelle fois la force de ce bijou de songwriting sur le thème de la repentance.

Depeche Mode a toujours une foi intacte

Dave Gahan a toujours autant de caractère dans la voix, l’âge ne semble pas avoir