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David Gilmour, le gladiateur du théâtre antique d'Orange

NOUS Y ÉTIONS - L'ancien leader de Pink Floyd a enchanté pendant trois heures les 10.000 spectateurs réunis à Orange, le 17 septembre, pour sa seule date en France.

David Gilmour s'est produit à Orange pour son unique date en France, le 17 septembre
David Gilmour s'est produit à Orange pour son unique date en France, le 17 septembre
Crédit : Audrey Vauvillier/Columbia France

Il est 20h33 quand David Gilmour prend place sur la scène du théâtre antique d'Orange, le 17 septembre. Les gradins sont combles et un bon tiers de la foule se lève pour saluer l'entrée de l'ancien pilier de Pink Floyd, ses six musiciens, dont Phil Mazanera, et deux choristes. Le jour même, quelque 60 fans ont pu écouter son nouvel album solo, Rattle That Lock, en avant-première dans un TGV reliant Paris à Avignon. Le disque, disponible ce vendredi 18 septembre, a également été dévoilé en partie au public français lors de ce concert à Orange. Il s'agissait par ailleurs de la seule date de David Gilmour en France pour cette tournée. Au programme : trois heures de show, des titres inédits et une bonne dose de tubes face à 10.000 personnes.

Je n'ai pas vraiment pensé à l'impact que 'Rattle That Lock' pourrait avoir en France

David Gilmour

Dès le deuxième morceau, David Gilmour interprète le single titre, qui a tant fait parler par son utilisation du jingle de la SNCF. "Je l'ai utilisé parce que je l'aimais et j'y ai trouvé une dose de passion qui me paraissait attirante. Mais je n'ai pas vraiment pensé à l'impact que cela pourrait avoir en France", reconnaît David Gilmour à RTL2.fr. Alors que le concert se rapprochait, je me suis demandé si les Français aimaient vraiment ce jingle, ou s'ils en étaient las. J'espère qu'ils aimeront cette chanson." Que David Gilmour se rassure : le titre est bien accueilli par les spectateurs, qui remuent les épaules au rythme du refrain, très catchy.

Des titres émouvants

David Gilmour enchaîne ensuite avec Faces of Stones, chanson inédite qu'il a écrite à propos de la maladie mentale de sa mère. "Des phrases me sont apparues en même temps que la musique. Beaucoup de travail a été nécessaire ensuite, et j'ai été aidé, explique le musicien à RTL2.fr. J'y parle d'une après-midi passée avec ma mère, atteinte de démence dans sa vieillesse. Je l'avais ensuite présentée à ma fille, qui venait de naître. Elle est morte peu de temps après." 

"Nous allons jouer quelques chansons du nouvel album et là, on va continuer avec quelque chose que vous avez sûrement déjà entendu", annonce ensuite l'ancien chanteur et guitariste de Pink Floyd. Vient ensuite Wish You Were Heremorceau bien connu de Pink Floyd, écrit pour leur ancien chanteur, Syd Barrett, décédé en 2006. Il y a quelque chose d'émouvant à voir David Gilmour, du haut de ses 69 ans, se tenir droit derrière son micro et chanter sans instruments pour A Boat Lies Waiting, issue de Rattle That Lock. Cette chanson s'adresse cette fois à Richard Wright, claviériste de Pink Floyd dont Gilmour est resté proche jusqu'à sa mort, en 2008.

Le roi Gilmour

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Les épaules rejetées en arrière et le menton haut, David Gilmour n'a rien perdu de sa majesté ni de son charisme. Avec lui, cinquante années d'une carrière musicale impressionnante et avant-gardiste se dressent dans le théâtre antique d'Orange. Le chanteur porte aussi sur les épaules son lot d'épreuves, même s'il affirme que les brouilles de Pink Floyd sont bel et bien du passé. De toutes ces années, il garde une précision sans faille et une présence impressionnante. Violoncelle, effets de pédale, batterie jazzy, instruments à vents et, bien sûr, les indispensables solos de guitare électrique : les spectateurs sont transportés dans différentes ambiances. On n'est pas loin de l'exercice de style. 

Sur le solo de Money, autre tube de Pink Floyd, des projecteurs issus d'un énorme cercle disposé en fond de scène visent David Gilmour de toute part. Dans le cadre magnifique du théâtre antique d'Orange, ancien amphithéâtre romain aux pierres marquées par l'Histoire, Gilmour a presque l'air d'une apparition divine. Le rythme lent de certains morceaux comme Us And Them, trouve un bon écho dans ce cadre particulier. Les spectateurs, de tous âges appuient de la tête d'un air empreint ou applaudissent après un pont mélodique. La foule exalte sur High Hopes et se lève pour acclamer Gilmour, qui joue à nouveau de la "lap steel guitar", guitare acoustique dont la caisse de résonance est en partie faite en acier. 

Montée en puissance

Après un interlude d'une vingtaine de minutes, David Gilmour et ses musiciens regagnent leur place et proposent une seconde partie dynamisée par des titres comme Astronomy Domine, Fat Old Sun ou Coming Back To Life, toutes extraites du répertoire de Pink Floyd. Les jeux de lumière se font aussi plus audacieux.

David Gilmour, régulièrement cité parmi les meilleurs guitaristes au monde, impressionne par son jeu pour Run Like Hell, issue de l'album The Wall (1982). Emportée par le rythme effréné de cette chanson culte, la fosse se lève. Elle est rejointe par des dizaines de personnes qui étaient assises sur les gradins. La fosse se remplit peu à peu, tandis que des rayons de lumière multicolores sont projetés sur David Gilmour. Celui-ci termine son set par une reprise endiablée de Comfortably Numb, qui met le théâtre antique d'Orange debout. "Gilmour ! On t'aime ! À la folie !", éructe une spectatrice entre deux titres. De quoi résumer le sentiment général. 

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