2 min de lecture

Bandit Bandit se confie dans RTL2 Pop-Rock Station : "On s’est vraiment retrouvés artistiquement"

Invités de Marjorie Hache dans RTL2 Pop-Rock Station ce mardi 24 mars 2026, Maëva Nicolas et Hugo Herleman, alias Bandit Bandit, ont présenté leur deuxième album "Cavalcades – Ce que la nuit ne dit pas". Un disque intense, né de leur histoire commune, où se mêlent ruptures, amitiés, et une volonté farouche de se réinventer. Retour sur une interview où le duo se livre sans détour, entre confidences intimes et influences musicales.

Bandit Bandit & Marjorie Hache dans RTL2 Pop-Rock Station

Crédit : RTL2

INTERVIEW - Bandit Bandit dans RTL2 Pop Rock Station (24/03/26)

00:35:22

INTERVIEW - Bandit Bandit dans RTL2 Pop Rock Station (24/03/26)

00:35:22

Bertrand Laidain

Pour Bandit Bandit, Cavalcades - Ce que la nuit ne dit pas marque un tournant. Maëva et Hugo, qui se sont rencontrés il y a une dizaine d’années à Montpellier, ont vu leur histoire d’amour se transformer en une profonde amitié et une complicité artistique renouvelée. "Même si l’amour romantique n’a pas tenu, une alchimie musicale a pris forme" constate Marjorie Hache. Après un premier EP en 2019 et un premier album remarqué, le duo s’est lancé dans l’écriture de ce nouveau disque alors qu’ils ne vivaient plus ensemble. "On a vécu une séparation, on ne vivait plus ensemble depuis plus de trois ans. On a voulu très rapidement changer notre façon de procéder", explique Hugo. C’est à La Rochelle, chez leur ami et réalisateur Lionel Buzac, qu’ils composent la majeure partie de l’album, dans une atmosphère de liberté totale : "On a juste fait le son qu’on avait envie de faire, sans penser à cette histoire de single, de stratégie."

Explorer l’intime et l’universel

Ce deuxième album se distingue par sa capacité à mêler l’intime et le politique, à travers des textes qui abordent des thèmes personnels et universels. Maëva évoque notamment la chanson Opaline, qui traite de l’avortement : "Je voulais être vraiment la plus juste avec moi et surtout pas servir les discours pro-vie ou les personnes qui se permettent de dire que l’avortement est de confort alors qu’il n’y a rien du tout de confortable dans cette idée." L’écriture de ce morceau a été pour elle un véritable exutoire, un moyen de poser des mots sur une expérience vécue, avec la volonté de ne rien édulcorer. Le disque aborde aussi la question des célébrités déchues, dans le titre  Idole , où le duo interroge la difficulté de séparer l’artiste de l’humain, et la déception face à ceux qui nous ont inspirés.

Des influences assumées et une scène en ébullition

Bandit Bandit revendique haut et fort ses influences, du grunge des années 90 à la chanson française. Hugo raconte : "J’ai commencé la musique grâce à Nirvana, et ça m’a fait prendre un train direct pour les Smashing Pumpkins. Ce que j’aime beaucoup, c’est cette nuance qu’ils ont, entre titres très rock et balades lyriques." Maëva, de son côté, cite l’artiste québécoise Lou Adriane Cassidy, admirant sa liberté et sa capacité à se renouveler sans cesse. Le duo profite aussi de l’émission pour mettre en avant la jeune scène française, recommandant des groupes comme La Parade, Vera Daisy ou After Geography, preuve de leur engagement dans la transmission et la découverte de nouveaux talents.

La scène, lieu de tous les possibles

Pour Bandit Bandit, la scène reste le terrain de jeu privilégié. Après une résidence et une nouvelle scénographie, le groupe s’apprête à reprendre la route, avec une tournée qui passera notamment par la Bretagne, Rouen et le Trianon à Paris. "C’est l’expérience du live : c’est du rock, c’est spontané, c’est jamais la même chose tous les soirs", résume Hugo. Maëva ajoute : "Ça fait danser, pleurer. Et on a envie aussi de faire la guerre, mais gentiment, parce qu’on s’aime." Bref, un album de la maturité, porté par une énergie brute et une sincérité rare, à découvrir sur scène évidemment.

L'équipe de l'émission vous recommande
À lire aussi