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The Velvet Underground, du rock en un éclair

RÉDAC CHEF INVITÉ - Dans sa courte existence, le Velvet a révélé un pan du rock'n'roll, insolent et décalé. La Philharmonie de Paris lui consacre une exposition, du 30 mars au 21 août.

Le Velvet Underground au Castle, Los Angeles, 1966
Le Velvet Underground au Castle, Los Angeles, 1966
Crédit : Gerard Malanga

C'est l'un des groupes mythiques de l'histoire du rock. Une formation dont le simple nom est rentré dans la légende : The Velvet Underground. Quarante ans après leurs dernières compositions, l'époque du "Velvet" fait toujours figure d'âge d'or de l'histoire de la musique. C'est aussi l'un des groupes à la carrière la plus brève, actif réellement, de 1965 à 1970, en dehors de quelques concerts de reformation dans les années 90 .

Mené par les Lou Reed et John Cale, le Velvet Underground a apposé sa griffe dans l'art au sens large, travaillant avec soin l'esthétique de ses albums et la scénographie de ses prestations. L'identité artistique du groupe ne se résume pas au célèbre album à la banane, The Velvet Underground and Nico (1967) dessiné par Andy Warhol. Car la culture Velvet a précédé l'arrivée d'Andy Warhol, producteur du groupe, et lui a également survécu. Du 30 mars au 21 août, l'exposition New York Extravaganza, organisée à la Philharmonie de Paris, propose de découvrir les talents insoupçonnés du groupe.

Greenwich Village, vivier de talents artistiques

C'est à New York, capitale mondiale du cosmopolitisme, que naît le Velvet. La grande pomme est alors minée par la crise. Dans le quartier de Greenwich Village, décadent pour certains, vivier de talents pour d'autres, le Britannique John Cale, qui joue de l'alto au Theater of Eternal Music de La Monte Young, est engagé par Lou Reed, au nom de l'entreprise de disques Pickwick.

Rejoint à la guitare par Sterling Morrison, un ami de Lou Reed, ils deviennent The Warlocks et se produisent dans les rues. En 1965, The Velvet Underground prend forme. Derrière un écran, le groupe joue les bandes-sons de films d'avant-garde. La diversité de leurs prestations, de la rue à la scène en passant par les salles obscures, alimentera continuellement la palette artistique qui inspire le groupe.

La Factory

À écouter aussi

"Le Velvet Underground n’a pas attendu Andy Warhol pour se forger un son, un univers et une identité en rupture radicale avec les canons du rock’n’roll de l’époque", apprend-t-on au cours de l'exposition. Sexe, drogues, questions existentielles sont abordés sur une musique paradoxale, à la fois sombre et douce.

Andy Warhol assiste à son premier concert du Velvet Underground le 16 décembre 1965, au Cafe Bizarre de New York, où le groupe se produit régulièrement. Séduit, le maître du pop art propose de prendre en main la carrière du groupe, dont il devient le producteur. Il recueille le Velvet dans son atelier, la Factory.

Après Warhol, Lou Reed poursuit l'art velvetien

Après l’éviction de Warhol puis de John Cale, Lou Reed se retrouve seul maître à bord. Cette période, marquée par une certaine abondance d'inspirations pour le chanteur, marque un nouveau tournant dans l'histoire du groupe. Lou Reed recrute alors Doug Yule, musicien multi-instrumentiste, qui renforce la particularité du Velvet. 

En août 1970, Lou Reed décide de quitter l'aventure. Le groupe se délite mais contre toute attente, le Velvet n'a pas encore connu ses heures de gloire, répandant son influence sur les générations suivantes au premier rang desquelles siège le punk rock des années 1970. Le succès du groupe se poursuit dans l'interprétation de ses titres par un dénommé David Bowie, alors jeune talent, qui voit en lui une singularit