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Red Hot Chili Peppers : "The Getaway", l'échappée groovy

NOUS L'AVONS ÉCOUTÉ - Le groupe californien s'est entouré des producteurs de Radiohead et Adele pour trouver un nouveau souffle après le décevant "I'm With You", sorti en 2011.

Les Red Hot Chili Peppers se produiront à Montpellier et Paris en octobre 2016
Les Red Hot Chili Peppers se produiront à Montpellier et Paris en octobre 2016
Crédit : HERBERT P. OCZERET / APA / AFP

Plus de 30 ans après leurs débuts, les Red Hot Chili Peppers n'ont pas l'air d'avoir pris une ride. Après le décevant I'm With You, enregistré après 2 ans de pause bien méritée, ils reviennent avec The Getaway, sorti le 17 juin. Ce 11e disque est plus groovy et funk que rock, mais il transporte sans problème et offre de beaux moments mélodiques. Le quatuor californien fait une belle place au piano, sans doute sous l'influence de Nigel Godrich, producteur et "6e" membre de Radiohead, et Danger Mouse, l'un des producteurs incontournables de ces 15 dernières années (The Black Keys, U2Adele).

De la formation initiale, il reste Anthony Kiedis, à la moustache presque comique, Flea, l'incontournable bassiste fou, et Chad Smith, le batteur expert qui n'a toujours pas l'allure d'une star du rock. Après le départ de John Frusciante, guitariste emblématique de la formation née à Los Angeles en 1983, ils ont réussi, à 3, à maintenir les fondations des Red Hot Chili Peppers. En 2009, leur guitariste de tournée, le jeune Josh Klinghoffer, est devenu un membre à part entière. 

Quelques coups d'éclat

Ceux qui cherchent la verve d'un Give It Away ou d'un Can't Stop seront déçus par The Getaway. Ce disque n'est pas grandiloquent. Avec sa production très soignée, rien ne dépasse. Tout juste les Red Hot Chili Peppers semblent se faire vraiment plaisir sur l'excellent Goodbye Angels, morceau le plus long du disque, construit en plusieurs temps. La batterie installe la tension, avant de partir dans une montée délicieuse, couplée par la guitare. La fin du morceau s'emballe sur un riff grinçant de guitare.

This Ticonderga est le titre le plus fiévreux des 13 proposés, avec un riff saturé et une batterie galopante sur le refrain. Red Hot Chili Peppers y fait ce qu'il maîtrise le mieux : malmener les nerfs de l'auditeur en alternant couplets planants et refrain énervé. L'obsédant Detroit propose quant à lui un riff de basse merveilleusement exécuté, qui porte le morceau en filigrane. La voix toujours perçante d'Anthony Kiedis semble nous parler depuis les années 90 avec ses effets de distorsion. Il faut aussi mentionner We Turn Red, qui rappelle les meilleures heures du groupe, trouvant le parfait équilibre entre funk et rock.

Un album essentiellement planant

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Ceux qui attendent un "trip" langoureux et ensoleillé, l'autre facette du rock "made in California", seront ravis par The Getaway. La majorité des chansons de l'album sont globalement calmes, à l'image de The Longest Wave. À l'écoute de sa basse chaloupée et de sa guitare planante, on rêve d'être au bord du Pacifique, à faire du skateboard avec Kiedis and co.

Le deuxième single issu de l'album, Dark Necessities, porte aussi cette "vibe" californienne ensoleillée, à grand renfort de mains qui battent le rythme, basse funky et tambourin. On retrouve le même combo gagnant sur Feasting on the Flowers et Go Robot, qui propose même quelques discrètes nappes de synthétiseurs. Nul doute que Danger Mouse y est pour quelque chose. Le piano apparaît de temps en temps sur l'album. Sur Sick Love, c'est ni plus ni moins que Sir Elton John qui s'y colle. Excusez du peu. 

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