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Lilly Wood & The Prick dans #LeDriveRTL2
Crédit : RTL2
Interrogés au micro d'Eric Jean-Jean dans #LeDriveRTL2, Nili Hadida et Benjamin Cotto sont revenus sur l’évolution de leur manière de travailler depuis leurs débuts en 2006. Nili explique que tout a changé et finalement pas grand-chose, car ils se retrouvent aujourd’hui à deux sur scène, avec une scénographie très millimétrée et des morceaux arrangés différemment. Ce retour à la formule du duo rappelle leurs débuts sur de toutes petites scènes, mais cette fois, ils se produisent sur de grandes scènes. Il y a, selon Nili, un véritable retour aux sources dans le fait de se retrouver à deux, même si la dimension du projet a changé. Benjamin ajoute que dans la création, ils ont vraiment essayé de construire leurs morceaux en guitare ou en piano-voix, avec une vraie chanson au départ, avant de passer à la production, qui a d’ailleurs été assurée en grande partie par Nili. Leur formule reste donc la même, mais ils ont grandi et, selon Benjamin, ils se sont peut-être un peu améliorés.
Cette complicité se traduit aussi dans leur façon de travailler : ils se comprennent parfois sans se parler, et Benjamin avoue abandonner très vite lors des négociations, ce qui va souvent dans le sens de Nili. Pour eux, un album solo de l’un ou de l’autre ne serait jamais la même chose qu’un album de Lilly Wood & The Prick, et c’est ce mélange qui fait la force de leur projet.
Le nouvel album, Christina, est présenté comme le fruit de la fusion de leurs deux personnalités. Nili le décrit comme une créature mystique et mythique, et Benjamin précise qu’ils sont un peu comme un animal à deux têtes, mais qu’ils se sont transformés en une seule personne, Christina. Le clip du morceau éponyme met d’ailleurs en scène une créature qui incarne physiquement ce qu’ils pourraient être s’ils fusionnaient tous les deux.
Lilly Wood and the Prick "Christina"
Crédit : Lucie Bourdeu
La pochette de l’album, avec sa collerette imposante et son univers étrange, est également commentée avec humour par Nili, qui affirme ne plus vouloir vivre sans cet accessoire, même si ce n’est pas pratique pour monter dans un taxi. Benjamin, lui, tient un pendule pendentif "plein de magie", et la pochette regorge de détails mystérieux, comme un cadavre au sol et deux personnages en maillot de bain à l’arrière-plan. Cette esthétique singulière accompagne un album où chaque chanson est le résultat d’un travail de fond, avec une attention particulière portée à la construction des morceaux et à la cohérence de l’ensemble.
Lors de leur passage dans #LeDriveRTL2, Lilly Wood & The Prick ont interprété en direct deux titres : leur single Swear dans une version inédite, et une reprise de End of Beginning de Djo, que les auditeurs de la station Pop-Rock ont pu découvrir en interview dans #LeDrivRTL2. Eric Jean-Jean souligne le privilège d’assister à ce mini-concert privé, et précise que la version de «Swear jouée en live ressemble à ce que le public pourra découvrir sur scène lors de la tournée, qui commence le 5 mars à Besançon, puis passera par Toulouse, Bordeaux, La Cigale (déjà complète le 1er avril), et deux dates au Trianon les 27 et 28 novembre.
Après la performance, Eric Jean-Jean rappelle les chiffres impressionnants du groupe : révélation du public aux Victoires de la Musique en 2011, 1,5 milliard de vues sur YouTube, 2,5 milliards de streams dans le monde, et 500 000 disques vendus, ce qui est une performance aujourd’hui. Benjamin explique qu’ils ne pensent pas à ces chiffres lorsqu’ils créent un nouvel album, préférant se remettre en question à chaque projet, car rien n’est jamais acquis et leur carrière a connu des hauts et des bas.
Eric Jean-Jean souligne la cohérence de la discographie du groupe, et Nili s’amuse à dire qu’ils n’ont pas sorti d’album Bossa Nova ou de métal au milieu de leur parcours. L’album Christina est ensuite décortiqué titre par titre. Take a Ride est le morceau préféré de Nili, qui le décrit comme une "épopée chimique", tandis que Benjamin y voit une influence de Prince, avec un côté très groovy et dansant. Les chœurs sont assurés par leur ami italien Giacomo, qui apporte une touche italo-disco et joue également la basse. Bloodbath est un morceau cinématographique, inspiré par Martin Gore pour la guitare, et qui évoque à Nili l’univers de Bronski Beat et des années 80. Dark Blue, qui ouvre l’album, a été écrit avec Dan Black du groupe The Servant, un artiste culte pour eux. Nili souligne la douceur qu’il a apportée, tandis que Benjamin évoque la poésie de leur collaboration, avec des textes inspirés par Matisse et une fusion artistique qui se ressent jusque dans les arrangements.
L’album a aussi bénéficié de l’apport de Meade, du label Headbanger (Pedro Winter), qui a permis au duo de moderniser son son et de proposer des morceaux plus dansants et moins introspectifs. Nili explique que la collaboration avec Meade s’est faite naturellement, lors d’un séjour à la campagne, et qu’il a accepté de produire l’album après quelques essais concluants. Parmi les autres titres, un morceau plus léger et funky, avec une touche de bossa et un pont "très chimique, très bizarre", est décrit comme une ode à l’amitié, un thème que le duo a voulu aborder sur cet album. Nili insiste sur l’importance de faire des chansons pour ses amis, un aspect central de leur relation et de leur écriture.
La tournée qui s’annonce est présentée comme un événement à la fois dansant et spectaculaire, même si le duo reste seul sur scène. Nili explique qu’ils ont réarrangé leur répertoire pour que tout colle avec l’album, avec des sons plus électroniques et une scénographie grandiloquente, incluant des écrans et des projections, mais sans vouloir faire comme tout le monde. Elle préfère garder la surprise, mais promet une expérience différente, où ils prennent des risques et sortent de leurs sentiers battus. Eric Jean-Jean évoque l’influence de Billie Eilish, notamment dans l’utilisation de la lumière comme décor, et Benjamin cite aussi les Talking Heads pour l’aspect symétrique et coloré de certains lives, même s’il n’y aura pas de grand costume sur scène. Le duo se dit très excité par cette nouvelle aventure, qui mêle performance, écriture cinématographique et scénographie innovante.
En fin d’émission, Eric Jean-Jean propose d’écouter encore deux titres de l’album, dont Fight Your Love et Zero Fucks, la chanson qui clôt l’album. Nili explique que ce morceau est très représentatif de leur façon de travailler, car il commence comme toutes leurs chansons, de manière très intimiste, et elle aime particulièrement entendre Benjamin chanter le décompte en français au début, donnant l’impression d’être avec eux en pleine création. L’émission se termine sur une note chaleureuse, avec la promesse de retrouver le duo sur scène et lors d’un d'un Concert Très Très Privé aux studios Ferber pour RTL2. Lilly Wood & The Prick, fidèles à eux-mêmes, continuent d’explorer de nouveaux territoires tout en restant ancrés dans leur complicité et leur authenticité.
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