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Dynamite Shakers dans #LeDriveRTL2
Crédit : RTL2
De passage dans #LeDriveRTL2, Lila Rose et Elouan, rejoints ensuite par Calvin et François, ont retracé la formation de Dynamite Shakers. Elouan explique que le groupe est né avec François, rencontré au conservatoire il y a six ans, autour d’une envie commune de monter un projet rock nourri notamment par les Stray Cats. Les premiers morceaux étaient alors des reprises de Gene Vincent, Eddie Cochran ou Elvis Presley. De leur côté, Lila Rose et Calvin jouaient ensemble dans un autre groupe, avec un répertoire davantage tourné vers les Rolling Stones et les Beatles. La jonction s’est faite après une rencontre en concert, avant que Lila Rose ne rejoigne à son tour l’aventure. Le groupe fonctionne aujourd’hui de manière collective : Elouan et Lila Rose composent et écrivent, mais chacun apporte ses idées, ses accords et ses arrangements en répétition.
Au micro d’Eric Jean-Jean, Dynamite Shakers a aussi détaillé ses influences. Si les racines du groupe plongent dans le rockabilly et les années 50, les musiciens disent avoir progressivement voulu élargir leur horizon. Elouan résume ce virage avec une formule claire : il s’agissait de "quitter les années 50" pour devenir plus "modernes". Dans leurs références communes, le groupe cite notamment Gun Club, The Cramps ou encore Arctic Monkeys. Tous répètent en Vendée, d’où ils sont originaires, et revendiquent un goût marqué pour le rock, le garage, le punk et les grands classiques découverts en famille ou plus tard, parfois par hasard. Elouan raconte ainsi avoir eu un déclic adolescent avec Nirvana, tandis que Lila Rose dit avoir découvert les Beatles sur YouTube, devant leur passage chez Ed Sullivan. Calvin, lui, évoque l’influence de son grand-père et son attachement aux Rolling Stones.
Le groupe est venu présenter dans l’émission son nouvel EP, Cinéma, sorti le 6 mai. Une étape importante, puisque Dynamite Shakers y chante désormais en français. Elouan explique que ce choix s’est imposé après plusieurs années à écrire en anglais : le groupe avait le sentiment de tourner en rond dans les rimes et, n’étant pas bilingue, l’écriture devenait plus compliquée. Le passage au français leur a donc semblé naturel. Au fil de l’entretien, Lila Rose et Elouan reviennent aussi sur plusieurs morceaux de l’EP. Lila Rose présente Derniers flashs comme une chanson autour des flashs d’appareils photo, de l’image, de la tromperie et de la trahison. Elouan évoque de son côté un titre inspiré par les insomnies et les idées noires. Une autre chanson, portée par Lila Rose, raconte une soirée dans une boîte parisienne et un jeu de séduction dans un univers où certains cherchent à ressembler à Pete Doherty. Enfin, Juste pour toi parle, selon elle, d’un garçon très amoureux qui fait tout pour attirer l’attention d’une fille.
Eric Jean-Jean a également interrogé le groupe sur cette période charnière de sa carrière. Après un premier EP en 2022 puis un premier album, Don’t Be Boring, sorti en 2024 et créé avec Jim Diamond, qui a travaillé avec les White Stripes, Dynamite Shakers a enchaîné les premières parties prestigieuses, notamment pour Sum 41 et The Offspring. Elouan raconte que ces expériences sont intenses, rapides et parfois stressantes : tout va très vite, il faut jouer dans un temps très contraint et il n’y a pas vraiment de place pour l’improvisation. Mais le groupe reconnaît aussi que ce type de scène apprend beaucoup. Dans la suite de l’entretien, les musiciens confirment qu’un album est attendu le 28 août, juste avant leur passage à Rock en Seine. Le nom du disque a été trouvé, mais ils ont choisi de ne pas le révéler à l’antenne.
Comme c'est la tradition dans #LeDriveRTL2, l’entretien a été ponctué de live. Dynamite Shakers a d’abord interprété Cinéma, le morceau qui donne son titre à son nouvel EP. Puis le groupe a proposé une reprise de Cherchez le garçon de Taxi Girl. Lila Rose explique s’être intéressée au groupe il y a quelques mois après l’avoir vu mis en avant dans la presse musicale, et dit avoir été fascinée par son histoire, celle de musiciens qu’elle décrit comme des "poètes maudits". Eric Jean-Jean rappelle de son côté la trajectoire tragique et très rock’n’roll de Taxi Girl. Une reprise qui a permis au quatuor de montrer une autre facette de son univers, toujours ancré dans le rock, mais désormais assumé en français.
En fin d’émission, Eric Jean-Jean a demandé au groupe d’où venait son nom. Elouan raconte qu’au moment de son premier concert, en 2019 ou 2020, le groupe n’avait pas encore trouvé d’identité. Les musiciens ont alors demandé au public de glisser des idées dans une urne, et c’est parmi ces propositions qu’est apparu Dynamite Shakers. I
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