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François-Xavier Demaison dans OFF : “La musique, ça m’accompagne vraiment”

Invité d’Ophélie Meunier dans OFF sur RTL2, François-Xavier Demaison déroule la bande-son de sa vie, entre souvenirs d’enfance, passion du théâtre, goût pour les chansons mélancoliques et confidences plus intimes. L’acteur et humoriste évoque aussi son retour sur scène avec "Laponie", une comédie familiale jubilatoire qu’il s’apprête à défendre au Théâtre de la Renaissance.

Ophélie Meunier & François-Xavier Demaison

Crédit : RTL2

Ophélie Meunier - édité par Bertrand Laidain

Invité de la semaine dans OFF sur RTL2, François-Xavier Demaison s’est prêté au jeu imaginé par Ophélie Meunier : raconter une vie à travers les chansons qui l’ont marqué. Et dès les premières minutes, le comédien donne le ton. S’il devait être une époque musicale, ce seraient les années 80, celles de ses premiers disques et de ses premières émotions. Né en 1973, il cite spontanément Thriller comme un repère fondateur. La musique, chez lui, est partout : dans la voiture, à la maison, sur la route entre deux dates de tournée. Avec une précision amusée, il raconte qu’aujourd’hui, avec une petite fille de 4 ans, les trajets se font souvent au rythme de Disney et de La Reine des Neiges. Mais derrière cette scène familiale, il décrit surtout un rapport très profond à la musique, capable de convoquer les souvenirs, de nourrir l’écriture et d’accompagner la création.

Une bande-son intime, entre énergie et mélancolie

François-Xavier Demaison revendique des goûts très larges, “du classique jusqu’au rap”. Pour lui, la musique n’a pas une seule fonction : elle détend, elle inspire, elle transporte. Elle sert aussi à écrire. Dans OFF, il choisit Stepping Out de Joe Jackson comme titre portrait, un morceau qu’il adore et qui, dit-il, “donne envie de faire une émission”. Plus loin, il cite Stephanie Mills et Never Knew Love Like This Before, qu’il aime pour son mélange de danse, de romantisme et de mélancolie.

Cette mélancolie affleure souvent dans ses choix. Son titre pour voyager, Going to a Town de Rufus Wainwright, dit quelque chose de son lien aux États-Unis, un pays où il a vécu et qui continue de résonner en lui. Ophélie Meunier le souligne d’ailleurs : derrière l’homme drôle et joueur, il y a chez lui une vraie part de nostalgie. Lui ne la nie pas. “C’est possible”, répond-il simplement.

Le théâtre, son refuge

Au fil de l’entretien, un autre fil rouge s’impose : le théâtre. François-Xavier Demaison y revient avec une émotion très nette. Alors qu’il s’apprête à retrouver la scène avec Laponie, au Théâtre de la Renaissance à Paris, il confie combien cet univers lui est essentiel. “Dès que je rentre dans un théâtre, je me sens bien”, explique-t-il. Avant d’ajouter une phrase forte, qui résume à elle seule son rapport à la scène : “Je me sens protégé du monde extérieur.”

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Cette nouvelle pièce, adaptée par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, part d’une situation familiale en apparence anodine : deux sœurs se retrouvent à Noël en Laponie avec leurs maris et leurs enfants. Mais tout bascule lorsqu’un enfant révèle à un autre que le Père Noël n’existe pas. François-Xavier Demaison parle d’une “catastrophe”, d’un “drame nucléaire”, avant de raconter comment les vieux dossiers familiaux ressurgissent pour le plus grand bonheur du public. Il promet une comédie “à hurler de rire”, mais insiste aussi sur le fond : la famille, la vérité, ce que l’on transmet aux enfants. Selon lui, les auteurs ont ce “talent immense de mettre du fond dans la comédie”.

Une playlist qui raconte un homme

Dans la seconde partie de l’émission, l’acteur se prête au road trip musical d’Ophélie Meunier. Là encore, ses réponses dessinent un autoportrait sensible. Pour prendre la route des vacances, il choisit une reprise de Voyage Voyage de Desireless par sa partenaire de scène Elisa Erka, ainsi que Sarà perché ti amo de Ricchi e Poveri, “le grand classique italien”, immédiatement associé à l’idée d’une décapotable et de l’été.

Pour rentrer à la maison, il cite Robert Charlebois et Je reviendrai à Montréal, chanson qu’il voit comme une déclaration d’amour à une ville, à l’enfance, au chez-soi. Pour se donner du courage, il pense à Nightcall de Kavinsky. Pour courir un dimanche matin, il recommande 365 jours d’Oxmo Puccino. Et pour Paris sous la pluie, il choisit La Complainte de la Butte, avec une tendresse particulière pour Montmartre, où il aime “faire son touriste” et retrouver une impression de week-end.

Quand Ophélie Meunier lui demande quelle serait, selon lui, la plus belle chanson de tous les temps, François-Xavier Demaison répond sans détour : Ma fille, mon enfant de Serge Reggiani. Un choix de père, dit l’animatrice. Un choix qui lui ressemble aussi.

Sans filtre, entre autodérision et sincérité

L’émission se termine sur une séquence plus spontanée, faite de questions flash. François-Xavier Demaison y apparaît fidèle à l’image qu’il a donnée tout au long de l’entretien : chaleureux, drôle, mais aussi très lucide. Il choisit le théâtre plutôt que le cinéma, considère le trac comme un allié, dit non à l’autotune, oui aux reprises meilleures que l’original, et refuse les étiquettes : “Faut pas avoir de case, faut pas avoir d’étiquette.”

La playlist de François-Xavier Demaison
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