La Cover : "Sympathy for the Devil" des Rolling Stones, de Guns N' Roses à Ozzy Osbourne

Margaux Lassalle & Eric Jean-Jean

Cette semaine, dans "La Cover" du #DriveRTL2, Margaux Lassalle s'attaque à un véritable monument de l'histoire du rock : "Sympathy for the Devil" des Rolling Stones. Titre d'ouverture de leur septième album, "Beggars Banquet", sorti en 1968, ce morceau aux allures de samba rock se démarque par son texte provocateur et intemporel. Mick Jagger s'y glisse habilement dans la peau du Diable pour énumérer ses méfaits à travers les drames et les guerres de l'histoire, proposant ainsi une profonde réflexion sur la part de responsabilité de l'humanité dans ces atrocités.


Ce classique fascinant a logiquement inspiré de multiples artistes au fil des décennies. Dès 1973, le Britannique Bryan Ferry s'en empare sur son premier album solo, "These Foolish Things", en livrant une étonnante relecture façon crooner portée par des cuivres. Le titre traverse ensuite les années 90 en s'invitant d'abord sur grand écran grâce aux Guns N' Roses, qui signent une reprise électrique en 1994 pour la bande originale du film "Entretien avec un vampire", avant que le groupe allemand Rainbirds n'en dévoile une approche plus moderne et alternative l'année suivante. Le parcours télévisuel du morceau se poursuit notamment en 2012, lorsque la formation Jane's Addiction propose une version rock psychédélique envoûtante pour la série "Sons of Anarchy". 

Dans un registre bien plus lourd, la relecture de Motörhead parue en 2015 reste absolument incontournable, le regretté Lemmy Kilmister transformant le classique des Stones en une véritable déflagration rock sublimée par sa voix rauque si singulière. Prouvant que plus d'un demi-siècle après sa création, cette œuvre mythique peut s'adapter à tous les genres, la chronique s'achève sur l'interprétation de l'emblématique Ozzy Osbourne. Parue en 2005 sur son album de reprises "Under Cover", cette version permet au célèbre prince des ténèbres d'endosser à son tour, et avec une grande justesse, le costume du Diable.