2 min de lecture

Pourquoi l'Amérique est devenue une capitale mondiale de l'art ?

Dans ce hors-série de "Pop Art", Grégory Ascher lance une série consacrée aux Etats-Unis, en commençant par Miami. L'épisode retrace la montée en puissance américaine dans le monde de l'art, entre héritage européen, révolution pop et transformation de Miami Beach en décor art déco à ciel ouvert.

Pop 'Art Miami

Crédit : RTL2

Pop 'Art : l'Amérique, de Miami à New York, au cœur de l'art mondial

00:06:31

Grégory Ascher - édité par Bertrand Laidain

Avec ce hors-série, "Pop 'Art" ouvre une nouvelle trilogie consacrée à l'Amérique et à l'art. L'idée est simple : comprendre comment les Etats-Unis se sont imposés comme l'un des grands centres de gravité de l'art moderne et contemporain.

L'épisode rappelle d'abord que cette histoire commence en partie en Europe. Au début du XXe siècle, Paris reste l'un des grands foyers de la modernité. Mais les guerres bouleversent durablement la carte culturelle mondiale. Artistes, intellectuels, collectionneurs et marchands traversent alors l'Atlantique, et New York prend progressivement une place considérable.

Dans les années 1940, la ville devient un point de rencontre entre créateurs européens et américains. Puis vient une révolution profondément américaine : le pop art. Andy Warhol transforme les objets du quotidien en icônes, Roy Lichtenstein emprunte à la bande dessinée, et Claes Oldenburg monumentalise l'ordinaire. La société de consommation devient elle-même une matière artistique. C'est là, souligne Grégory Ascher, que l'Amérique affirme une part de son génie : faire exploser la frontière entre art savant et culture populaire.

Mais ce premier épisode choisit surtout de faire étape à Miami Beach. Derrière l'image de carte postale, entre soleil, palmiers et océan, la ville abrite l'un des ensembles art déco les plus célèbres au monde. Hérité d'un courant né en Europe dans les années 1920 et 1930, ce style est réinventé aux Etats-Unis. Les lignes deviennent plus aérodynamiques, l'esthétique célèbre la vitesse, la machine, les paquebots, l'automobile et l'idée même de progrès.

À lire aussi

A Miami, cette influence se mêle à l'imaginaire tropical. Façades géométriques, angles arrondis, motifs nautiques, architecture à taille humaine : Miami Beach développe une identité singulière, entre modernité et culture des vacances. Après les crises économiques et les destructions du début du XXe siècle, la ville se reconstruit autour d'hôtels et d'immeubles pensés pour une nouvelle clientèle touristique.

Près d'un siècle plus tard, ce décor est toujours là. Ocean Drive, Collins Avenue ou Washington Avenue incarnent cette ville où l'on peut, littéralement, "dormir dans l'art". L'animateur du Double Expresso RTL2 recommande au passage le Wolfsonian, musée installé au cœur du quartier art déco, qui conserve une vaste collection consacrée au design, aux arts décoratifs et à la culture matérielle de l'époque moderne.

L'épisode montre aussi comment Miami est devenue bien plus qu'un décor patrimonial. Autour de Miami Beach s'est développé tout un écosystème fait de galeries, de collections privées, de design, d'art urbain et de foires internationales. La ville superpose désormais plusieurs récits : l'art déco raconte sa naissance moderne, l'art contemporain sa mondialisation, et Art Basel sa transformation en place forte du marché international.

En fin d'épisode, le galeriste Stephen Lafeuille rappelle que les Etats-Unis dominent aujourd'hui le marché mondial de l'art, avec plus de 43 % des ventes selon lui. Une domination qui s'est construite depuis la Seconde Guerre mondiale, au moment où une partie des artistes, intellectuels et marchands d'art européens s'est installée outre-Atlantique.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL2 comme source préférée