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Les Insus ont rendu le Zénith de Paris nostalgique

NOUS Y ÉTIONS - Les Insus, formé de trois anciens membres de Téléphone, ont fait leur grand retour au Zénith de Paris le 8 juin, portés par un public dévoué.

Les Insus lors de leur concert à Amiens, en avril 2016
Les Insus lors de leur concert à Amiens, en avril 2016
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Un vent de nostalgie a soufflé sur le Zénith de Paris, mercredi 8 juin 2016. Cette date marquera le retour en grande pompe de Téléphone, sous le nom Les Insus. On a retrouvé Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka en pleine forme, et plus complices que jamais. Pendant deux heures, les trois compères ont brassé leur carrière fulgurante en enfilant les tubes : Cendrillon, La bombe humaine, Le jour s'est levé, Ça c'est vraiment toi, ou encore, New York avec toi

La salle a affiché complet, au point que les spectateurs ont débordé dans les couloirs menant à la fosse et dans les escaliers. Dans une chaleur torride, le public du Zénith n'a pas boudé son plaisir face au retour sur scène de ses idoles, après 30 ans d'absence. On a dansé et chanté en chœur des chansons qui sont devenues, au fil du temps, des hymnes de toute une génération. 

Le groupe d'une génération

Les Insus ne sont pas venus pour offrir de la nouveauté, mais célébrer ce qui les a faits connaître : leur répertoire en tant que Téléphone. Pas un titre inédit n'est joué ce soir, mais ce n'est pas le public du Zénith qui pourrait s'en plaindre. Dès les premières notes du concert, la foule est debout, et bat dans ses mains à tout rompre. Sans surprise, les spectateurs ont surtout entre 40 et 50 ans, et nombre d'entre eux sont accompagnés de leurs "grands" enfants, jeunes adultes, qui semblent tout aussi ravis d'être là. 

Car c'est plus que le rock'n'roll français que l'on fête ce soir. On revit une époque qui, avec le temps, et sans doute à tort, semble plus apaisée que la nôtre. De nombreuses chansons de Téléphone étaient progressistes au moment de leur sortie, et revêtent à présent une certaine forme de candeur. Elles appellent à profiter de la vie, mais aussi, défendent la fougue de la jeunesse face aux défis qui l'attendent, et son envie d'en découdre. Elles sont devenues des marqueurs du tournant dans années 70 et 80, pendant lesquelles elles sont nées.

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Ce 8 juin, le Zénith remonte le temps, et les spectateurs entonnent avec ferveur Argent trop cher, La bombe humaine, J'sais pas quoi, Ce soir est ce soir, ou encore, Ce que je veux. Si de l'eau a coulé sous les ponts, les fans de Téléphone connaissent encore sur le bout des doigts tous ces morceaux emblématiques de leur génération. Un vent de nostalgie plane sur la salle.

Une soirée chargée en émotion

Les interventions régulières de Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac ne font que renforcer ce sentiment. Les deux musiciens partagent plusieurs anecdotes amusantes. "Avec Louis on se mettait dans la 4L et on jouait Place de la Concorde. La voiture bougeait et tout le monde croyait qu'on baisait", raconte le chanteur, fringant dans sa veste argentée. "Tout le monde a toujours cru qu'on baisait", ajoute le guitariste. "Ah ça n'a jamais été le cas ?", plaisante le premier. Preuve que les anciens membres de Téléphone sont toujours aussi facétieux. 

Au-delà de l'humour, ils offrent aussi de beaux moments d'émotion. Vers le milieu du concert, les deux compères s'assoient au bord de la scène, guitare acoustique à la main. Au milieu d'eux se trouve Richard Kolinka, debout, seulement équipé d'une petite caisse claire. Les trois anciens membres de Téléphone jouent Le Silence et Ce soir est ce soir. Jean-Louis Aubert se met ensuite au piano pour jouer Le jour s'est levé. "Il me faut trois ou quatre mois d'ennui pour me remettre à écrire", assure Louis Bertignac. "On ne s'ennuie plus aujourd'hui, se lamente Jean-Louis Aubert. Je pense que le prochain programme politique, c'est l'ennui." La foule applaudit.

Soudain, un gros ballon bleu, semblant représenter la planète Terre, apparaît dans le