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Arctic Monkeys : les pionniers du rock 2.0

Plongez dans l'incroyable ascension des Arctic Monkeys, ce groupe de Sheffield devenu phénomène mondial grâce à Internet et à la ferveur de ses fans. De leurs premières démos gravées à la main à l'explosion sur MySpace, Waxx nous raconte comment quatre copains sans plan marketing ont révolutionné l'industrie du disque et marqué l'histoire du rock britannique.

Arctic Monkeys

Arctic Monkeys : les pionniers du rock 2.0 - WikiWaxx

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Waxx - édité par Bertrand Laidain

Si je vous dis années 2000, Rock, Myspace et Sheffield, vous me répondez quoi ? Eh ben non, c'est pas Pulp, j'ai dit les années 2000. Oui oui bravo, je l'ai entendu au fond de la salle, c'est les Arctic Monkeys, l'un des premiers phénomènes rock d'internet dans WikiWaxx.

Tout commence dans la banlieue de Sheffield en Angleterre, à High Green, au début des années 2000. Alex Turner, ado plutôt discret, écoute les Strokes en boucle, bosse dans un bar et écrit ses premiers textes. En 2001, il reçoit une guitare pour Noël, et son pote, Jamie Cook aussi. Leur ami d'enfance, Matt Helders, prend la batterie, et Andy Nicholson la basse.

Pas de grand plan, juste l'envie de monter un petit groupe entre copains. Le groupe enregistre une série de démos maison au studio local 2Fly entre 2003 et 2004 avec Alan Smith aux manettes. Ils gravent leurs CD à la main pour les distribuer dans des concerts, comme des flyers, une époque que j'ai bien connue et qui me rend un peu nostalgique.

Mais c'est là que tout bascule. Les fans commencent à ripper les morceaux et les échanger sur le web, puis à les poster sur MySpace. Le twist ? Le groupe n'est même pas au courant. Matt Helders dira plus tard "On ne savait même pas ce qu'était MySpace. Quelqu'un a créé un compte pour nous et y a mis notre musique." Les démos surnommées Beneath the Boardwalk deviennent virales. Les ados chantent déjà Fake Tales of San Francisco dans la file d'attente des concerts alors que le groupe n'a pas encore sorti officiellement d'album.

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Le magazine Wired écrira même "Les Arctic Monkeys sont peut-être le premier groupe important à devoir leur succès presque entièrement à Internet". En mai 2005, ils sortent leur EP officiel Five Minutes with Arctic Monkeys qui ne contient que deux chansons en édition limitée, 500 CD et 1000 vinyles. Tout est écoulé en quelques jours. Les maisons de disques débarquent, mais eux choisissent Domino Records, un petit label indépendant. Pourquoi ? Parce que le label leur promet une liberté totale. Et c'est la clé des Arctic Monkeys. 

En octobre 2005 sort le single I Bet You Look Good on the Dancefloor, un choc. Ils explosent directement numéro 1 au Royaume-Uni. L'effet MySpace se ressent jusque dans les classements. Au moment où Domino les signe, ils sont déjà le plus grand groupe non signé du Royaume-Uni. Et là, c'est la déferlante. Janvier 2006, leur premier album Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, débarque et c'est le feu. 360 000 exemplaires vendus en une semaine au Royaume-Uni, le meilleur démarrage de tous les temps pour un album britannique, devant Oasis, devant les Beatles, devant tout le monde. 

Avec Arctic Monkeys, ce n'est pas seulement un groupe qui cartonne, c'est un nouveau modèle de succès. Le grand groupe rock véritablement porté par Internet. Un groupe sans manager au départ, sans grosse machine marketing, propulsé par ses fans et par le web. Ce qui est fou, c'est que rien n'était prévu. Alex Turner dira "On ne savait même pas comment mettre une chanson sur Internet. C'est le public qui a fait tout pour nous". Allez réécouter Beneath the Boardwalk, puis enchaînez avec Whatever People Say I Am, That's What I'm Not. Et souvenez-vous qu'à l'origine, c'était juste 4 potes qui faisaient de la musique tranquille. Vive Arctic Monkeys et vive le rock fait maison.

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