3 min de lecture The Cure

The Cure fait vivre une messe romantique à l'AccorHotels Arena de Bercy

NOUS Y ÉTIONS - Le 15 novembre, le groupe britannique a assuré un show titanesque de presque 3 heures, face à un public aux anges.

The Cure est revenu à Bercy le 15 novembre 2016, pour un concert de presque 3 heures
The Cure est revenu à Bercy le 15 novembre 2016, pour un concert de presque 3 heures Crédit : Thomas SAMSON / AFP
MorganeGiuliani
Morgane Giuliani

La date avait été annoncée il y a un an, et complète quasiment dans la foulée. Il est peu dire que ce concert de The Cure à l'AccorHotels Arena de Paris Bercy était attendu de pied ferme par les fans de la bande de Robert Smith. RTL2.fr était au rendez-vous le mardi 15 novembre, dans une fosse pleine à craquer. Pendant presque 3 heures, la formation britannique a offert un set sans défauts, entre gros tubes et titres plus rares.

La queue est encore très longue à l'entrée de la salle, quelques minutes avant le début du show. Il faut jouer du coude pour se frayer un chemin parmi les milliers de spectateurs réunis. Cette tournée d'une trentaine de dates à travers l'Europe, dont trois en France, fait l'événement.

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Le groupe n'était pas repassé par Bercy depuis 2008. Pour son retour, il a choisi la sobriété. Une scène calée tout au fond, pour permettre au plus grand nombre de venir. Un écran de chaque côté de la scène, en hauteur, et un mur de cinq écrans verticaux et longs, derrière le groupe. Une impressionnante enfilade de projecteurs diffuse des jeux de lumières tantôt intimes, tantôt appelant à la danse. 

Concert sensible

"All I want is to be with you again", susurre Robert Smith, à la tenue éternellement noire, sans parler de ses cheveux forcément hirsutes. Pendant presque 3 heures, c'est une véritable messe romantique que lui et ses compères Simon Gallup (basse), Jason Cooper (batterie), Roger O'Donnell (clavier) et Reeves Gabrels (guitare) offrent au public. 

The Cure a des fans au moins aussi sensibles que lui. On s'en rend compte face à l'explosion de joie générale à l'écoute de In Between Days, premier tube de la soirée et ode à la jeunesse éternelle. On se déhanche ensuite au rythme langoureux de Pictures of You, sur lequel des millions de jeunes hommes et femmes élégants ont dû pleurer leur chagrin d'amour. D'ailleurs, beaucoup de couples de trentenaires et quadragénaires sont présents ce soir. Peut-être ont-ils connu leur premier slow sur une mélodie de The Cure.

Icône glam rock aux paupières bleutées, Robert Smith a la chance d'offrir une voix intacte, et une aura à l'étrangeté toujours aussi saisissante. Comme toujours, il est très peu bavard, lance plusieurs "Merci" mais ne s'épanche que rarement. On frôle les portes du paradis lorsqu'il s'empare d'une guitare acoustique, marquée d'une grande étoile blanche. Derrière lui, des images magnifiques d'un lever de soleil habillent la belle Trust.

Une ambiance électrique

Mais ce soir, il faut aussi danser. Le concert bascule avec l'entraînant The Walk. Datant de 1983, son rythme électronique aux sonorités asiatiques fait lever les mains des spectateurs, et l'un d'eux, proche de la scène, lance même son sweat en l'air. Pas le temps de reprendre ses esprits : The Cure joue ensuite son plus gros tube, Just Like Heaven, qui lui vaut des applaudissements fervents. 

Mais The Cure ne veut pas nous faire sombrer dans la nostalgie. Pendant One Hundred Years, le groupe diffuse des images dérangeantes de régimes communistes, soldats, prisonniers politiques, et même, d'exécutions. Un moment grave au milieu d'un concert tout aussi puissant que léger.

Pour le premier titre de rappel, le quintet offre un morceau jamais sorti, It Could Never Be The Same. La foule entonne les chœurs de A Forest, portée par des synthés quasi bibliques. Une nappe de basse enveloppe Bercy, et le public fait savoir son enthousiasme en tapant dans ses mains. Les 5 musiciens font durer le plaisir en prolongeant le morceau, dans des lumières vertes. Pour le 2e rappel, The Cure saisit Bercy dans sa toile avec son incontournable Lullaby. Le 3e rappel ne fait que monter en puissance.

Il est près de 23h30, et le public a encore l'énergie suffisante pour danser sur la sainte trilogie Friday I'm In Love, Boy's Don't Cry et Close To Me. Pour ce dernier, et Why Can't I Be You?, Robert Smith n'a plus de guitare, balance ses bras de droite à gauche dans une gestuelle presque enfantine. Jeune à jamais.

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