Le vinyle : un objet intemporel

Alors que débute la série "Vinyl" de Martin Scorsese et Mick Jagger sur OCS, retour sur le vinyle en tant qu'objet culte.

Le vinyle : un objet culte pour toutes les générations
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Le vinyle : un objet culte pour toutes les générations

On annonce sa mort puis sa résurrection depuis des années. Le vinyle est toujours là et ce n'est pas la nouvelle série de Martin Scorsese et Mick Jagger qui dira le contraire. Intitulée Vinyl, elle nous plonge dans le New York des années 70 à travers les déboires d'un producteur de maison de disques. Entre poudre blanche, alcools et mafia, c'est l'histoire du rock mais, aussi du rap et du disco qui se dévoile. La série survient d'ailleurs au moment où le vinyle possède une seconde vie dans les bacs. C'est donc l'occasion de se replonger sur le "grand frère" du CD.

Avec Vinyl, les téléspectateurs découvrent l'effervescence, la démesure et les débuts de l'industrie du disque dans les années 70. Autrement dit, la naissance du microsillon. Mais, 65 ans après ses débuts, que reste-il du vinyle ? Sa qualité sonore, sa dimension historique et son esthétique. Plus encore, une résistance à son frère de plastique : le CD. Car le vinyle n'est pas mort. "On note un rebond des ventes depuis 4-5 ans. Les acheteurs souhaitent un retour à l'authentique", explique Franck, disquaire chez Ground Zero à Paris. 

Plus fort que le streaming

L'année 2015 a couronné les pochettes XXL puisque la vente de vinyles a rapporté plus que les plateformes de streaming musical, selon la Recording Industry Association of America. 60 millions de dollars en plus, au total. Pas mal pour un objet aussi rond ! Mais si le CD reste au sommet du podium, c'est bien le vinyle qui reste dans le cœur des générations : les très jeunes, les jeunes et les moins jeunes. "Les fans des vinyles étaient là, même au creux de la vague", commente Dave.

Le vinyle de l'album "The Velvet Underground and Nico"

"Le vinyle est un objet esthétique en plus d'être musical. Certaines des pochettes sont aussi cultes que des affiches de film", rebondit Dave, disquaire et propriétaire de International Records. On pense bien sûr à la banane de Warhol des Velvet Undergroud and Nico où on pouvait détacher un autocollant et découvrir une banane rose. Ou encore celle de Sticky Fingers des Rolling Stones, avec une vraie fermeture éclair sur la pochette. Des "bonus" impossible à poser sur une petite pochette de CD.

Un son véritable

"Le vinyle a une meilleure qualité sonore que le CD. D'abord parce qu'il est analogique : le signal ne se transmet pas en séries de chiffres, il n'y a donc pas de perte de chaleur", poursuit Dave de l'International Records. Et cette chaleur musicale que recherchent les acheteurs. Une pureté qui ne serait pas "décomposée" par le numérique. "Avec un vinyle, on a conscience de ce qu'on écoute car ensuite il faut retourner le disque pour poursuivre l'écoute", résume Dave. "C'est presque un cérémonial", confirme Benjamin, un adepte du microsillon. 

Mais, pour profiter du son du vinyle il faut posséder le bon matériel. Et c'est là que la platine est la reine. Elle revient d'ailleurs souvent dans les salons et les bibliothèques.  Et oui, ces bijoux qui ont une âme contrairement aux chaînes hi-fi ou aux ordinateurs. Panasonic l'a bien compris : en janvier dernier, l'entreprise a redémarré la fabrication de la Technics. Sony de son côté a lancé une platine qui numérise les 33 tours. "Avec le matériel adéquat, c'est sûr qu'il n'y a pas photo entre le vinyle et le CD, confirme Franck de Ground Zero. La preuve qu'il ne faut pas jeter ses platines, ni oublier qu'une séance d'écoute d'un vinyle, c'est une expérience à part entière.

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par Capucine Trollion
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