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Avec les Strokes, la musique a changé de millénaire

VIDÉOS - Symbole d’un renouveau du rock bienvenu au début des années 2000, le groupe new-yorkais a publié cinq albums depuis. Revue de carrière.

Les Strokes ont relancé la scène rock au début des années 2000
Les Strokes ont relancé la scène rock au début des années 2000
Crédit : Guillaume Baptiste / AFP

L’effet d’une bombe. C’est ce qu’a provoqué l’apparition des Strokes dans le paysage musical des années 2000. Lorsque Julian Casablancas, Nick Valensi, Albert Hammond Jr, Fabrizio Moretti et Nikolai Fraiture ont surgi de la scène rock new-yorkaise au tournant du nouveau millénaire, ils ont redéfini la définition du cool. 

Si on leur doit le revival de la combinaison perfecto-slim-RayBan, on leur doit surtout l’album Is This It, qui regorge de titres courts et fougueux comme Last NiteSomeday et Hard to Explain. Publié en 2001, le disque est devenu immédiatement culte. Publié au lendemain des attentats du 11 septembre, le disque a été amputé du titre New York City Cops, moquant allègrement les policiers “pas très malins” de la ville. 

Rencontrés sur les bancs des prestigieuses écoles qu’ils ont fréquentées, les membres des Strokes ont longtemps souffert de leur comparaison avec les White Stripes, apparus simultanément sur la scène rock américaine. Mais près de 15 ans après la sortie de Is This It, les gamins de l’Upper East Side peuvent se réjouir de voir leurs œuvres citées au sommet des classements de la décennie. Particulièrement attendu, le second album Room on Fire est paru deux années après la tornade Is This It. Si le disque témoigne du talent certain du quintet rock, il souffre de la comparaison avec son prédécesseur. Une situation injuste au vu de la qualité des compositions des titres The End Has no End, Reptilia ou encore 12:51.  

Après des débuts fracassants, le temps des carrières solos

Conçu dans un climat tendu, First Impressions of Earth succède à Room on Fire en 2006. En parallèle, le guitariste Albert Hammond Jr se lance dans une carrière solo et le groupe nourri les tabloids américains. L’alcoolisme du leader Julian Casablancas est accusé de semer le trouble parmi les musiciens, et la relation du batteur Fab Moretti avec l’actrice Drew Barrymore fait la une des journaux. Dès lors, les rumeurs de séparation se multiplient. Si le groupe n’annonce pas de rupture définitive, il suspend la sortie d’un nouvel album. 

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C’est le temps des albums solos. Celui de Julian Casablancas, Phrazes for the Young (2009) tire son épingle du jeu. Qualifié par certains comme l’album rêvé des Strokes, le disque détonne par sa modernité et la grande place accordée aux synthés. Mais il confirme surtout le génie musical du leader qui trouve là une inspirante liberté. Contre toute attente, les Strokes annoncent la mise en chantier d’un quatrième album en 2010. Angles voit le jour en 2011, cinq ans après First Impressions of Earth. Conséquence ou non de la parenthèse solo de Julian Casablancas, les synthés font leur apparition dans la discographie du groupe. Une grande première. 

Cinquième et dernier album en date, Comedown Machine sort en mars 2013 dans un étrange climat. Sans aucune promotion, ni interview, ni tournée. Si l’album se révèle plus passionnant qu'imaginé, il ne s’écoute pas sans un goût amer. Celui d’écouter un album presque composé par erreur. On préfère davantage se plonger dans les carrières solo des membres, beaucoup plus excitantes. Mais si le groupe plie, il ne rompt pas. Les Strokes seront à l’affiche du festival Primavera de Barcelone en mai et donneront un concert à Londres en juin.

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