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VIDÉOS - Benjamin Clementine interprète 4 titres en Session Très Très Privée RTL2

VIDÉOS - Le chanteur originaire de Londres joue "Adios", "People and I", "Nemesis" et "River Man" en Session Très Très Privée, à revivre en 5 vidéos.

Benjamin Clementine a été repéré par un producteur dans le métro parisien
Benjamin Clementine a été repéré par un producteur dans le métro parisien
"Nemesis" - Benjamin Clementine en Session Très Très Privée
05:00
"Adios" - Benjamin Clementine en Session Très Très Privée
04:32
"People And I" - Benjamin Clementine en Session Très Très Privée
05:27
"River Man" - Benjamin Clementine en Session Très Très Privée
03:38
Interview- Benjamin Clementine en Session Très Très Privée
03:11

Benjamin Clementine aurait pu ne jamais sortir son premier album, At Least For Now, disponible depuis janvier, s'il n'avait pas suivi son instinct. Le monde serait alors passé à côté de sa voix tonitruante, et de son charisme fascinant. Pour sa Session Très Très Privée, il interprète quatre titres : Adios, People and I, Nemesis et River Man.

La passion du piano

Né dans une famille ghanéenne vivant en banlieue Nord de Londres, il approche un piano pour la première fois lorsque son grand frère s'en procure un : "Mon frère a ramené un piano à la maison, pas très grand mais il avait quand même 88 touches. Un de ses amis lui apprenait à en jouer. Dès qu'ils avaient fini, je me mettais au piano. Je jouais, je m'amusais avec le clavier. Je laissais les sons vivre", se souvient ce jeune homme très grand, aux traits de visage hors du commun.

Autodidacte, Benjamin Clementine apprivoise le piano seul : "Vu que j'aimais ça, j'ai cherché les accords de piano sur internet, avec des photos des doigts de musiciens en train de jouer, pour reproduire la même chose. J'ai alors joué de la musique classique que j'entendais à la radio. [...] J'ai appris le piano uniquement avec mes oreilles, en essayant de trouver le son juste." Gymnopédie d'Erik Satie est le premier morceau qu'il tente de reproduire : "Ça avait l'air si simple, mais ça ne l'était pas. Je jouais tout le temps la mélodie avec ma main droite, au début." Seule la musique classique trouve grâce à ses yeux. La pop lui semble "ennuyeuse". 

J'ai appris le piano uniquement avec mes oreilles, en essayant de trouver le son juste.

Benjamin Clementine

Le piano devient un refuge pour l'adolescent, prompt aux 400 coups : "Je n'y pensais pas quand j'étais plus jeune, mais dès que je jouais du piano, je me sentais écouté. J'avais trouvé un compagnon avec cet instrument. Quelqu'un qui est avec moi et qui m'aime, je crois."  

Suivre son instinct

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Seul problème : la réticence de ses parents. Benjamin Clementine ne peut jouer qu'en leur absence, saisissant chaque moment de libre pour se laisser aller à sa passion. "Je trouvais toujours du temps pour jouer quand ils n'étaient pas là. Ça m'a permis de trouver une sorte de paix intérieure."

Encore à ce jour, il ressent une forme de réticence : "Je me suis rendu compte que si j'en avais eu conscience, pendant ma jeunesse, alors j'aurais cherché cet endroit où je me sens libre. Mais mes parents m'en ont empêché. Si j'ai des enfants plus tard, je les aiderai à faire ce qu'ils aiment."

Malgré la désapprobation de ses parents, Benjamin Clementine décide de tenter le tout pour le tout, et quitte Londres pour Paris. "Quand j'ai pris mon billet pour Paris, je sentais que quelque chose allait se passer. Je voulais vivre une expérience inédite, mais je ne savais pas ce que c'était", se souvient-il. 

Quand j'ai pris mon billet pour Paris, je sentais que quelque chose allait se passer.

Benjamin Clementine

Le chant s'impose à lui, et il se produit d'abord dans le métro. "J'ai toujours fredonné. Je chantais à l'intérieur en quelque sorte. Et c'est uniquement quand je suis arrivé à Paris que j'ai commencé à chanter des choses que j'avais écrites." "Ma voix intérieure a fini par s’exprimer", explique-t-il humblement.

La musique comme raison de vivre

S'il s'est fait repérer dans le métro parisien, c'est pourtant sur scène que Benjamin Clementine libère toute sa puissance vocale, et son intensité émotionnelle. "J'aime chanter pour les gens. je ne veux pas qu'ils pensent que je viens juste pour me faire payer, être dans ma bulle puis m'en aller. Le public prend part, de différentes manières. J'aime regarder le visage des gens, et exprimer ce que je veux exprimer."

Pour le jeune homme de 26 ans, la scène est presque une expérience transcendantale : "Quand je chante, je suis dans le moment. Une fois que j'ai terminé, j'ai l'impression que ma présence ici est justifiée, devant ces gens. Quand je suis sur scène, j'ai l'impression d'être face à un tribunal, et que quelqu'un me demande : 'Pourquoi vis-tu ?' Les gens autour me regardent, et je leur raconte simplement mon histoire et l'inspiration que je tire des gens, de mon environnement, de différentes cultures. J'essaie de leur expliquer pourquoi j'ai le droit de vivre, et eux aussi.

Quand je suis sur scène, j'ai l'impression d'être face à un tribunal, et que quelqu'un me demande : 'Pourquoi vis-tu ?'

Benjamin Clementine

Son ton imprégné et calme tranche avec la force de ses propos. Il reconnaît être "quelqu'un de spirituel", mais s'empresse de nuancer : "Je ne crois pas au destin, mais je pense vraiment que si on travaille très dur pour quelque chose, et qu'on vit intensément, on ne peut en retirer que du bon. C'est une question de temps. C'est le temps qui décide, et personne d'autre."

Benjamin Clementine se produira dans plusieurs villes de France prochainement, et à l'occasion des festivals d'été. Retrouvez ses dates de concert sur sa page Facebook officielle.

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