1. Accueil
  2. Évènements
  3. VIDÉO - "There Is A Light" des Smiths, une ballade romantique aux allures de coming-out
2 min de lecture

VIDÉO - "There Is A Light" des Smiths, une ballade romantique aux allures de coming-out

LES CHANSONS CULTES (33/40) Pour de nombreux fans, cette chanson d'amour est aussi la preuve de l'homosexualité du chanteur Morrissey, personnage ambigu qui a toujours refusé de définir sa sexualité.

L'ensemble de la discographie des Smiths, incontournable groupe de rock britannique des années 80, est caractérisé par un romantisme et une noirceur qui ont permis à leurs albums de traverser les générations. De leur morceau Cemetery Gates à Girlfriend In A Coma, en passant par Asleep ou Please, Please, Please, le quatuor mené par le charismatique Morrissey a toujours réussi à allier mélodies accrocheuses et textes oniriques, où la mort et l'amour cohabitent en harmonie. Une rencontre de thèmes qui atteint son paroxysme dans There Is A Light That Never Goes Out, l'un des titres les plus marquants du groupe. 

Dans cette ballade sortie en 1986, le chanteur et parolier Morrissey raconte un voyage en voiture, durant lequel il supplie le conducteur de l'emmener danser et de ne pas le ramener chez lui, "Puisque ce n'est plus chez moi, c'est chez eux et je n'y suis plus le bienvenu." Dans le refrain, il lui déclare que "Si un bus à deux étages nous percute, mourir à tes côtés serait une manière paradisiaque de mourir." Un texte résolument sombre qui, pour de nombreux fans, contient un sens caché. Morrissey, qui tout au long de sa carrière a entretenu l’ambiguïté enveloppant son orientation sexuelle (le titre This Charming Man en témoigne) aurait placé dans ces paroles la preuve de son attirance pour les hommes. 

Une théorie parmi d'autres

S'il s'agit évidemment d'une chanson d'amour, There Is A Light that Never Goes Out parle également de rejet. Celui d'une famille qui aurait décidé de chasser l'un des siens, qui de fait ne s'y sent plus chez lui, et part trouver du réconfort chez son/sa partenaire. Sur de nombreux forums, cette rupture familiale tient au coming-out du personnage, et le conducteur du véhicule est un homme. Le texte de l'un des couplets appuie cette théorie : "Emmène-moi n'importe où, je m'en fous / Et dans le sombre tunnel, j'ai pensé 'Mon Dieu, ma chance est enfin venue' / Mais alors une étrange peur s'est emparée de moi, et je n'ai pas réussi à demander". Des paroles énigmatiques qui, d'une interprétation à l'autre, concernent soit la déclaration de ses sentiments au conducteur, soit une requête d'ordre sexuel. 

Cette analyse ne fait bien sûr pas l'unanimité. Pour d'autres, cette chanson raconte un mal-être adolescent, et l'envie de fuir l'ordinaire pour vivre quelque chose de nouveau et d'excitant. Dans les deux cas, There Is A Light That Never Goes Out a laissé une trace indélébile dans l'histoire de la pop-culture, inspirant de nombreux artistes et s'invitant dans plusieurs œuvres littéraires ou cinématographiques : Irvine Welsh en a fait le titre de l'un des chapitres de son roman culte Trainspotting, elle joue un rôle capital dans la rencontre des deux personnages principaux de la comédie romantique indépendante 500 jours ensemble et Noël Gallagher, du groupe mythique Oasis, en a fait une reprise. Plus récemment, Miley Cyrus l'a interprétée en live sur la scène de son Bangerz Tour, prouvant que There Is A Light That Never Goes Out, trente ans après sa sortie, continue à toucher la sensibilité du jeune public. 

À lire aussi

Cet été, RTL2.fr revient sur l'histoire des chansons cultes qui ont marqué la discographie d'un groupe ou d'un artiste.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/