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VIDÉO - "Somebody That I Used To Know", le clip universel de Gotye

LES CLIPS CULTES (30/40) - En 2011, le chanteur belgo-australien Gotye sort "Somebody That I Used To Know". Le titre devient vite un succès planétaire qui fait vibrer les internautes du monde entier.

L'hymne des réseaux sociaux. Ainsi pourrait-on rebaptiser Somebody That I Used To Know, l'un des premiers phénomènes musicaux à avoir assis son succès sur les réseaux sociaux. Au départ, pourtant, rien ne laissait augurer de cet immense succès. L'histoire commence en 2011, quand Gotye, un jeune musicien belgo-australien, commence à écrire une mélodie. Il s'inspire des toutes premières notes de Seville, du brésilien Luis Bonfa. Au gré de ses inspirations, il y ajoute les percussions, les paroles, et enfin ... la voix féminine. La chanteuse néo-zélandaise Kimbra prête sa voix au morceau. La version définitive est d'ailleurs enregistrée depuis sa chambre, alors que les deux musiciens n'effectuaient que les premiers tests vocaux.

À 
peine le single sort-il que les records pleuvent. En Australie, le morceau reste numéro un des ventes pendant 8 semaines d'affilée. Ce n'était pas arrivé depuis ... 1996, avec la sortie de Truly Madly Deeply, du groupe Savage Garden. Le hit devient vite culte : Kimbra est élue meilleure artiste féminine de l'année et Gotye est sacré meilleur artiste masculin et meilleur producteur. Très vite, le reste du monde tombe également sous le charme. La chanson se classe 1ère des charts dans 18 pays, et devient, trois mois après sa sortie, l'un des singles les plus téléchargés de l'histoire, avec 13 millions de ventes en ligne. Nous sommes en 2011, Internet entre dans l'ère de la viralité. Une mélodie simple, l'universel sujet de la rupture amoureuse et un duo de voix vibrantes : tous les ingrédients du buzz artistique sont réunis pour enthousiasmer les internautes du monde entier.

Un clip au retentissement universel

"Il fallait que le clip de Somebody That I Used To Know parle à tous ceux qui, à travers le monde, avaient aimé la musique", explique la vidéaste Natacha Pincus lors du festival SXSW. C'est à elle que Gotye et Kimbra ont finalement confié la réalisation de leur clip. Esthétique et marquante, la vidéo est tournée en 12 heures d'affilée, suivant le procédé du stop motion, qui consiste à mettre bout à bout des photographies pour recréer l'apparence d'une scène filmée. Avec cette technique, les mouvements paraissent découpés et tremblants, et confèrent aux deux chanteurs une véritable charge émotionnelle. Grâce à l'utilisation du body painting, leur corps est recouvert de triangles colorés, jusqu'à ce qu'ils se confondent avec l'arrière-plan. Dénudés et sans apparats, ils sont filmés avec tendresse et pudeur, comme un écho à la simplicité des paroles. 

Internautes de tous les pays, unissez vos talents

Avec plus de 665 millions de vues sur YouTube, le clip rencontre aussitôt un grand succès. Son esthétique simple et puissante est très vite reproduite et détournée par de nombreux internautes, qui rivalisent d'idées. Parmi les plus insolites, cette version intitulée "Somebody who used to be my bro", où un jeune fêtard raconte avec douleur comment son meilleur ami a profité de son ivresse pour lui dessiner sur le corps. Ou encore celle réalisée par la chaîne YouTube College Humor"Some Study that I used to know", où l'interprète se demande, désemparé, pourquoi il "avait besoin d'apprendre tous ces trucs" à l'école.

À partir de ces centaines de vidéos, parodies ou simples hommages, Gotye réalise alors lui-même une vidéo, "Somebodies", qu'il poste sur YouTube. Une initiative au succès fulgurant, puisque la vidéo est vue 4,4 millions de fois... et une preuve supplémentaire que les réseaux sociaux n'ont aucun secret pour le jeune artiste.

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