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Stefan Olsdal, le bassiste engagé de Placebo, a 41 ans

PORTRAIT - Ce membre fondateur du groupe glam-rock a beaucoup fait parler de lui pour ses prises de position en faveur de la communauté LGBT.

Stefan Olsdal fait aussi partie du groupe Hotel Persona
Stefan Olsdal fait aussi partie du groupe Hotel Persona
Crédit : Placeboworld.co.uk

Stefan Olsdal fête ce mardi ses 41 ans. Le bassiste et membre fondateur de Placebo est connu pour ses prises de position tranchées, notamment sur les droits de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle, et transexuelle (LGBT).

Lui-même homosexuel, Stefan Olsdal a bâti, avec Brian Molko, une image androgyne et décomplexée pour Placebo. "Brian Molko et moi avons été victimes d'attaques homophobes, aussi bien physiques que verbales", explique le bassiste à MTV News en 2009. "Le fait d'être dans un groupe donne le droit d'agir, de s'habiller et de faire de la musique comme on le veut, parce qu'on jouit d'une liberté totale. Nous nous en sommes beaucoup servi, surtout au début de l'histoire du groupe, notamment dans la manière de nous habiller. Beaucoup de gens pensaient que Brian était une fille, par exemple."

Un baiser avec Molko contre les préjugés

En 2007, le groupe doit se produire à Vilnius, capitale de la Lituanie. Ce petit pays d'Europe de l'Est est alors en pleine polémique : le maire de la ville a interdit à l'Union Européenne d'envoyer une équipe promouvant les droits envers les minorités, dont la communauté LGBT. "Nous avons senti que nous devions faire quelque chose. Nous pouvions parler et puisque l'homosexualité n'était pas illégale, rien de ce que nous étions ne pouvait saborder la tournée", avait expliqué Stefan Olsdal sur le Myspace de Placebo.

Avant de monter sur scène, il écrit en lettres rouges et majuscules le mot "HOMO" sur son torse.
Pendant le concert, lui et Brian Molko échangent un baiser qui marquera les fans, bien qu'il ne soit pas leur premier. 

Stefan Olsdal est revenu sur cet épisode dans un entretien accordé au journal polonais Onet : "Le but de notre baiser n'était pas de provoquer, il s'est fait naturellement. Mais nous avons montré qu'il n'y a rien de hideux ni de laid là-dedans, comme certains peuvent le penser. Tous les mouvements conservateurs de droite doivent se réveiller et comprendre une chose de base : les gays sont nés gays, et même si l'un d'entre eux rêvait d'être hétérosexuel, ils ne peuvent pas changer leur nature ! L'homosexualité n'est pas une maladie de la société."

Interroger les rapports humains

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Stefan Olsdal se prononce pour l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, même s'il avoue, des années plus tard, ne pas être tenté par cette perspective : "Cela a l'air très dramatique, mais je ne suis pas très friand de la race humaine. On ne coexiste pas avec d'autres espèces. J'ai souvent l'impression que les gens font des enfants de manière purement égoïste. Ils veulent créer quelque chose qui les aimera sans conditions. Je ne me vois pas avoir d'enfants. Il faut s'en occuper pendant 18 ans, s'inquiéter de leur bien-être, se demander s'ils sont vivants ou morts. C'est trop compliqué pour moi."

Au sein de Placebo, Stefan Olsdal explore notamment les liens humains : "La chanson Too Many Friends parle des réseaux sociaux, et se demande s'ils rapprochent vraiment les gens. On est plus isolé chez soi, tout en ayant plus d'amis virtuels. S'agit-il d'amitié à part entière ? Nous ne le savons pas !", s'interroge le bassiste à propos d'un titre issu de l'album Loud Like Love (2013).

Un "incurable optimiste"

Cependant, Stefan Olsdal ne veut pas se poser en donneur de leçons : "Ce que nous exprimons est ce que nous ressentons à travers notre musique et nos paroles. Notre but premier n'est pas de sortir et de nous prendre pour des politiques avec un grand P. C'est le boulot de Bono !", s'est amusé le bassiste, aussi membre du groupe Hotel Persona, dans le magazine The Fly. Il se décrit même comme un "incurable optimiste" concernant la capacité de Placebo à renouveler son inspiration. 

L'effondrement du marché du disque ne l'effraie pas. Il n'y voit qu'une nouvelle étape dans la manière de consommer la musique : "La façon dont les groupes n'a pas changé, mais la manière dont les gens consomment de la musique, oui. Avant, ils achetaient des partitions et les jouaient sur un piano. Puis le vinyle est arrivé, et les partitions ont disparu. Le CD a ensuite effacé le vinyle, lui-même écrasé par Internet. Nous en sommes là. Regardez ce festival : des milliers de gens viennent pour voir des groupes jouer. Je pense que c'est dans ce genre d'endroit que la musique va continuer à vivre." Pour ses 20 ans, Placebo a rendu ses premiers albums disponibles sur les plateformes de streaming

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