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Pop'Art explore une autre Amérique de l'art, entre Chicago, Détroit et Philadelphie

Dans ce nouvel épisode de la nouvelle saison de Pop'Art, Grégory Ascher prolonge son voyage à travers les Etats-Unis en s'arrêtant dans trois grandes villes industrielles. Chicago, Détroit et Philadelphie racontent une autre histoire de l'art américain : un art monumental, populaire et profondément ancré dans l'espace public.

Pop'Art : l'Amérique à ciel ouvert, de Chicago à Philadelphie

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Grégory Ascher - édité par Bertrand Laidain

Pour ce nouvel épisode de Pop'Art, Grégory Ascher poursuit son exploration des Etats-Unis à travers leurs grandes capitales artistiques. Après Miami, New York, Los Angeles et San Francisco, le podcast s'intéresse cette fois à une autre Amérique, celle des villes industrielles, des grandes sculptures et des fresques monumentales.

Première étape, Chicago. Connue pour son architecture et ses premiers gratte-ciels modernes, la ville s'est aussi imposée comme un véritable musée à ciel ouvert. Grégory Ascher évoque notamment la sculpture monumentale offerte par Pablo Picasso en 1967, devenue l'un des symboles de la ville. Autre icône incontournable : Cloud Gate d'Anish Kapoor, surnommée "The Bean", immense sculpture d'acier poli devenue un repère populaire et photographique au cœur de Chicago.

L'épisode fait aussi halte à l'Art Institute of Chicago, l'un des plus grands musées américains, où sont conservées des œuvres majeures comme Nighthawks d'Edward Hopper ou Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte de Georges Seurat. Une manière de rappeler que l'art américain ne se limite ni au marché ni aux galeries, mais qu'il appartient aussi pleinement à la ville et à ses habitants.

Direction ensuite Détroit, ville symbole de la puissance industrielle américaine. Le podcast revient sur les fresques monumentales réalisées par Diego Rivera au Detroit Institute of Arts entre 1932 et 1933. Avec ses 27 panneaux consacrés aux ouvriers, aux machines et à la production automobile, cette œuvre majeure de l'art moderne célèbre le monde industriel au cœur même de la capitale de l'automobile.

Mais Détroit, c'est aussi l'histoire d'une ville marquée par le déclin industriel. Dans ce contexte, l'art devient un outil de renaissance. Grégory Ascher cite le Heidelberg Project, lancé en 1986 par l'artiste Tyree Guyton, qui transforme maisons abandonnées et terrains délaissés en installations artistiques colorées et inattendues.

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Dernière escale, Philadelphie, devenue au fil des décennies l'une des capitales mondiales des fresques murales. Depuis les années 1980, le programme Mural Arts Philadelphia a permis la réalisation de milliers d'œuvres dans l'espace public. Parmi elles, Love Letter de Steve Powers, une série de 50 peintures murales visibles depuis le métro aérien, qui mêlent déclaration intime et hommage à la ville.

Au fil de cet épisode, Pop'Art dessine ainsi le portrait d'une Amérique où l'art déborde largement des cadres traditionnels. Une œuvre peut y prendre la forme d'un tableau de maître, d'une sculpture géante, d'une fresque sur un mur ou même d'un gratte-ciel. Aux Etats-Unis, conclut Grégory Ascher, l'art n'est pas seulement quelque chose que l'on regarde : c'est aussi quelque chose que l'on vit.

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