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Les Déferlantes 2015 : Placebo, Triggerfinger et Skip The Use font rugir Argelès-sur-Mer

EN IMAGES - Situé près de Perpignan, le festival Les Déferlantes a ouvert sa neuvième édition le 10 juillet 2015. Au programme : du rock péchu, de Triggerfinger à Skip The Use, en passant par Placebo.

Skip The Use sur la scène des Déferlantes
Skip The Use sur la scène des Déferlantes
Crédit : Béranger Tillard
Skip The Use sur la scène des Déferlantes
Brian Molko aux Déferlantes
Triggerfinger aux Déferlantes
Agua Roja aux Déferlantes
Mat Bastard de Skip The Use pendant sa session acoustique aux Déferlantes
Agua Roja en interview aux Déferlantes Sud de France
Triggerfinger en session acoustique aux Déferlantes Sud de France
Dab Rozer sur scène aux Déferlantes Sud de France
Les deux scènes des Déferlantes Sud de France
Distribution de chapeaux RTL2 à l'entrée du festival
Vue sur le site des Déferlantes Sud de France
Skip The Use sur la scène des Déferlantes Crédits : Béranger Tillard
Brian Molko aux Déferlantes Crédits : Béranger Tillard
Triggerfinger aux Déferlantes Crédits : Béranger Tillard
Agua Roja aux Déferlantes Crédits : Béranger Tillard
Mat Bastard de Skip The Use pendant sa session acoustique aux Déferlantes Crédits : Marc Osephius
Agua Roja en interview aux Déferlantes Sud de France Crédits : Marc Osephius
Triggerfinger en session acoustique aux Déferlantes Sud de France Crédits : Marc Osephius
Dab Rozer sur scène aux Déferlantes Sud de France Crédits : Marc Osephius
Les deux scènes des Déferlantes Sud de France Crédits : Marc Osephius
Distribution de chapeaux RTL2 à l'entrée du festival Crédits : Marc Osephius
Vue sur le site des Déferlantes Sud de France Crédits : Marc Osephius
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Les Déferlantes poursuivent leur épopée avec une neuvième édition, organisée les 10, 11, 12 et 17 juillet 2015 dans le domaine du château de Valmy. Le festival de musique créé en 2007 frappe fort pour sa première journée, avec les incontournables Placebo, les déjantés Triggerfinger et Skip The Use. Une belle découverte a également eu lieu, avec le trio parisien Agua Roja, qui est passé à la dernière minute de la petite scène Pression Live à la scène du château. 

Agua Roja, la découverte du jour

L'atmosphère est encore étouffante lorsque Agua Roja prend place. La chanteuse, surnommée November, agite un éventail blanc et arbore une couronne de fleurs dans les cheveux. Alors que la formation ne devait jouer qu'en fin d'après-midi, elle se retrouve catapultée en remplacement de Nimmo. Le trio parisien se révèle quintet pour interpréter ses titres moins naïfs qu'ils n'y paraît. "Il manque des styles de musique pour tous les groupes émergents", estime Clément (synthétiseur) auprès de RTL2.fr. "La plupart ne savent plus se décrire, parce que les termes rock et pop ne sont plus adaptés à notre style de musique.

"On va arrêter de vous déprimer, promis", annonce November au milieu du set. "Le prochain morceau s'appelle Let Go, il invite au lâcher prise, il est parfait pour le début de l'été. On va boire beaucoup. Normalement il faut faire attention à l'excès d'alcool, mais ce soir on s'en fout." S'en suit le langoureux Let Go, dont l'air et le chant rappelle certains moments des Cranberries. Comme une prédicatrice, November lève les bras aux moments les plus dramatiques ou enjoués des chansons, tape dans ses mains pour appuyer le rythme du pont de Running, et les festivaliers en font de même.

Alors qu'ils n'ont qu'un EP à leur actif, éponyme, les jeunes membres d'Agua Roja font preuve d'une rigueur prometteuse et offrent une version plus énergique de Summer's End, leur single envoûtant. Cerise sur le gâteau : le batteur est originaire du Pays Catalan, ce qui a entraîné des applaudissements pleins de fierté du public.

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Autre imprévu de ce 10 juillet : Rodrigo Y Gabriela, duo mexicain de folk-rock, n'a pu se produire qu'à moitié, en la personne de Rodrigo, Gabriela étant malade. Le guitariste et chanteur s'est produit seul, consolant leurs fans. L'après-midi, il a même annulé sa promotion pour prendre soin de celle qui est sa partenaire à la scène.

La folie de Triggerfinger

C'est ensuite au tour des électrisants Triggerfinger d'allumer le public des Déferlantes. Ce trio flamand impressionne par sa force de frappe, offrant un rock stoner digne des plus grands. On opère un bond en arrière face aux costumes colorés et/ou rayés des trois amis. À croire qu'ils sortent d'un comic book ou d'un film de Quentin Tarantino.

Les tournées nous rendent toujours plus jeunes

Paul Van Bruystegem, bassiste de Triggerfinger

Dépassant ou avoisinant la cinquantaine, ils font preuve d'une énergie joueuse. "Les tournées nous rendent toujours plus jeunes", plaisante Paul auprès de RTL.2.fr. Leur proximité transparaît d'autant plus dans leur jeu. Chacun évolue dans son propre univers : gentleman un peu fou pour Ruben Block (chant et guitare), batteur chevronné au rictus jouissif pour Mario Goossens et allure de mafieux pour Paul Van Bruystegem, créant trois styles complémentaires. 

Chaque titre est un bâton de dynamite ne demandant qu'à exploser, mais on retient surtout My Baby's Got A Gun, long morceau en forme d'ascenseur émotionnel, que Triggerfinger parvient à imposer malgré ses complexités. Sur le titre suivant, Ruben perd le peu d'inhibition qui le caractérise et fait voler sa guitare autour de lui, après l'avoir plaquée au sol. "Merci messieurs-dames, vous êtes très gentils", dit le chanteur à plusieurs reprises.

Placebo suscite la ferveur

Quelques instants plus tard, la pelouse est noire de monde pour Placebo. Le timing est parfait : la nuit est enfin tombée et les températures se sont rafraîchies. Brian Molko n'est pas bavard ce soir, mais il s'implique. Le chanteur au look androgyne étend souvent les bras, dans une position presque christique.

2015 est une année symbolique pour le groupe, qui passe la barre des vingt ans. Deux décennies à défendre un glam-rock sensuel, torturé et parfois cynique. Placebo a surmonté de nombreuses crises, la dernière en date étant le départ du batteur Steve Forrest, remplaçant du mythique Steve Hewitt. Il n'est pas question de ça ce soir.

Placebo apparaît requinqué, accompagné d'un guitariste supplémentaire et d'une claviériste. Le groupe délivre ses plus gros tubes (Every You Every Me, Special K) et de nombreux titres tout aussi connus des fans inconditionnels (Black Eyed). Preuve que le groupe londonien fédère toujours autant : la foule est compacte et hoche de la tête en rythme, hurlant aux premières notes de mélodies cultes. Les Déferlantes ont même droit à des rappels, que Brian Molko et Stefan Olsdal concluent en applaudissant le public. 

La démesure de Skip The Use

Les Déferlantes ont voulu frapper fort en programmant Skip The Use en guise de clôture de cette première journée de festivités. Il est minuit trente lorsque la formation lilloise apparaît. Dès les premières secondes, elle démontre qu'elle n'a pas l'intention de se coucher. "À chaque fois qu'on vient aux Déferlantes, on est super content, les gens sont beaux, il fait chaud. On se croirait en vacances? Ça vous dit de partir avec nous ?", propose Mat Bastard, leader engagé de Skip The Use

Loin de l'auto-censure, le chanteur se rappelle le jour où Skip The Use a remplacé Motörhead aux Déferlantes, en 2013 : "Les spectateurs du premier rang ont vu un Noir arriver, ils n'ont pas compris. Ils étaient énervés mais c'était très drôle. Est-ce que vous allez être encore plus énervés" ?, renchérit Mat Bastard. Bien sûr, le public répond à ses injonctions. Ce "performer" dans l'âme se donne aussi à fond, grimpant sur la scène adjacente, en train d'être nettoyée, pendant le titre The Story Of Gods And Men. Cela provoque un mouvement de foule, les festivaliers ne voulant pas manquer une miette du show proposé par Bastard. 

À ce qu'il paraît, la jeunesse de notre pays n'en a rien à faire, mais la jeunesse de notre pays, elle est là

Mat Bastard

"À ce qu'il paraît, la jeunesse de notre pays n'en a rien à faire, mais la jeunesse de notre pays, elle est là", hurle un peu plus tard le chanteur. À ce moment, des adolescents sont portés par une foule en liesse, et la soirée atteint son paroxysme, à près d'une heure du matin. Même pas fatigués !

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