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Kev Adams se raconte en musique sur RTL2

Invité d'Ophélie Meunier dans "OFF" sur RTL2, Kev Adams s'est raconté à travers les chansons de sa vie. Une heure de confidences où il a parlé de ses souvenirs d'enfance, de son rapport presque physique à la musique, de ses idoles, mais aussi de "La maison de nos rêves", son nouveau film avec Chantal Ladesou. Entre légèreté, nostalgie et confidences plus intimes, l'artiste dessine un portrait sensible, fidèle à ce qu'il revendique : faire rire, oui, mais jamais gratuitement.

Kev Adams & Ophélie Meunier

Ophélie Meunier - édité par Bertrand Laidain

Chez Kev Adams, la musique n'est pas un décor. Elle accompagne tout, tout le temps. Dans la voiture, sur son scooter, dans ses souvenirs les plus anciens comme dans son quotidien. Il raconte un lien "viscéral" avec les chansons, nourri très tôt par sa famille. Parmi ses premières images, il y a son père au volant, mettant du Céline Dion pendant les trajets du dimanche. Des années plus tard, en retrouvant la chanteuse en concert, le comédien dit avoir revécu instantanément cette scène d'enfance.

Cette mémoire musicale passe aussi par les objets. Kev Adams évoque avec émotion son premier lecteur CD portable, reçu avec un album des Destiny's Child. Un souvenir fondateur, presque un choc. Il raconte cette époque où la musique était plus rare, donc plus précieuse. Une manière de dire aussi ce qui le relie aux années 80, qu'il fantasme comme une période de magie, de rareté et de fascination.

Des chansons pour se raconter

Pour se présenter, Kev Adams a choisi Royals de Lorde. Un titre qu'il juge intemporel, arrivé "de nulle part", comme il estime l'avoir été lui-même dans sa carrière. Il y voit une forme de parallèle avec son parcours : quelque chose qui démarre doucement, intrigue, puis s'impose.

Au fil de l'émission, il déroule une playlist très personnelle, à son image, éclectique et décomplexée. Il cite Stromae comme une immense claque artistique, saluant la manière dont Racine Carrée a, selon lui, réinventé les codes. Il parle aussi de Joe Dassin, associé à son grand-père et à une forme de variété française familiale, fédératrice, capable de réunir toutes les générations autour d'une même table.

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Chez lui, les morceaux sont liés à des états, à des moments, à des sensations. One Day de Omah Lay et Soso deviennent des sons de vacances, de réconfort, presque des bulles d'air. Un Jackson 5 accompagne le dimanche matin idéal. Michael Jackson, lui, reste une référence absolue, presque un sommet inaccessible.

"La maison de nos rêves", une comédie avec du fond

Au cœur de l'entretien, Kev Adams est aussi venu parler de La maison de nos rêves, en salles le mercredi 7 octobre. Il y joue un trentenaire qui croit faire une bonne affaire en achetant avec sa compagne une maison en viager à une vieille dame interprétée par Chantal Ladesou. Sauf que rien ne se passe comme prévu.

Derrière la mécanique de comédie, l'acteur insiste sur les thèmes qui traversent le film. La solitude des personnes âgées d'abord, un sujet qui le touche personnellement, lui qui dit être très proche de ses grand-mères. Mais aussi la pression de la comparaison permanente, ce besoin contemporain de vouloir toujours mieux, toujours plus. À travers ce couple de trentenaires, il raconte une époque obsédée par l'idée d'une vie meilleure, au risque de perdre celle qu'elle a déjà.

Kev Adams le revendique clairement : pour lui, l'humour est un moyen de faire passer des messages sans lourdeur. Il défend une comédie populaire, rythmée, accessible, mais jamais vide. Une façon de divertir sans renoncer au fond.

Rassembler les générations

C'est sans doute l'un des fils rouges les plus nets de cet échange. Kev Adams parle souvent de transmission, de famille, de goûts partagés. Joe Dassin avec les grands-parents, Céline Dion avec son père, Michael Jackson comme référence universelle, Stromae comme génie de son époque. Sa culture musicale est traversée par cette idée de pont entre les âges.

Et c'est aussi ce qu'il dit chercher dans son travail. Faire rire ensemble, réunir des publics différents, offrir un moment commun à des gens que tout oppose parfois. Il le formule simplement : son métier, c'est d'être un "amuseur public". Mais derrière cette modestie revendiquée, il y a une ambition claire, celle de créer des projets capables de rassembler.

Un artiste instinctif, sensible et sans filtre

L'entretien laisse aussi apparaître un Kev Adams très spontané. Il parle de ses goûts francs, de son rejet de l'autotune quand il prend trop de place, de son admiration pour les grandes voix en live, de son agacement face aux spectateurs qui filment les concerts au lieu de les vivre. Il se raconte aussi dans des réponses plus personnelles : maniaque chez lui, sujet au syndrome de l'imposteur, pas amoureux au moment de l'entretien, "travailleur", "couillu" et "complexé" pour se définir.

La playlist de Kev Adams
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