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Jérôme Niel & Ophélie Meunier
Crédit : RTL2
Dès les premières minutes de son entretien avec Ophélie Meunier, Jérôme Niel donne le ton : s'il devait choisir une époque musicale, ce seraient les années 90. Une décennie qu'il associe à sa "toute petite jeunesse", entre 10 et 15 ans, à l'époque où la musique se vivait autrement. Il raconte le plaisir de tomber sur un clip à la télévision, de le regarder "en boucle et en boucle", au temps de MTV, quand l'image faisait encore événement. Il évoque aussi le rapport physique à la musique, les singles achetés chez le disquaire, les CD qu'on collectionnait dès qu'on avait un peu d'argent de poche. Chez lui, la nostalgie n'est pas un effet de style : elle structure profondément son rapport aux chansons.
$Pour ouvrir sa playlist, Jérôme Niel choisit The Great Pretender de Freddie Mercury. Un choix à la fois affectif et symbolique. Il raconte que c'est sa mère qui lui a fait découvrir Queen quand il était enfant, et se souvient des moments passés à danser avec ses frères. Au-delà de la chanson, il célèbre aussi le clip, qu'il juge "exceptionnel", fidèle à cette époque où l'image accompagnait puissamment la musique.
Mais l'artiste qui semble provoquer chez lui les émotions les plus vives, c'est Mariah Carey. Avec Always Be My Baby, Jérôme Niel replonge dans les slows de l'enfance, les boums de primaire, les premiers émois maladroits et les souvenirs très précis d'une époque légère. Il va même plus loin en affirmant que, pour lui, cette chanson fait partie des meilleures au monde. Plus tard dans l'émission, il confirme son admiration sans détour : quand on lui demande quelle serait, selon lui, la plus belle chanson de tous les temps, il répond spontanément "Mariah Carey". Une passion qu'il assume jusqu'au bout, lui qui dit chanter "tout son répertoire" quand personne ne l'entend.
Une musique du quotidien, entre douceur et énergie
La musique accompagne aussi Jérôme Niel dans ses gestes les plus simples. Le matin, il explique allumer sa platine en mode Bluetooth pour lancer une playlist "assez chill" pendant qu'il prépare ses oeufs au plat avant d'aller au sport. Pour écrire, notamment lorsqu'il travaille sur des fictions, il préfère des musiques douces, parfois classiques, capables de créer une atmosphère propice à la concentration.
Cette place quotidienne de la musique se retrouve aussi dans ses souvenirs de concerts. Il raconte notamment avoir vu Limp Bizkit en live, un groupe qu'il écoutait énormément dans sa jeunesse. Le concert l'a profondément remué : revoir sur scène, avec la même énergie, les artistes de son adolescence l'a ému jusqu'aux larmes. Là encore, la musique agit comme une machine à remonter le temps.
Au fil de l'entretien, Jérôme Niel revient aussi sur Paolo, la série diffusée sur HBO Max dans laquelle il tient le rôle principal. Pour présenter cette actualité, il a choisi Modern Love de David Bowie, un titre qui, selon lui, résume bien les thèmes de la série : l'amour, la fascination, la complexité des sentiments, jusqu'à l'obsession.
Il décrit Paolo comme une oeuvre singulière dans le paysage français, à la croisée du thriller, du drame, de l'arène politique et du récit amoureux. Il insiste sur la richesse du scénario, sur l'envie immédiate qu'il a eue de connaître la suite en le lisant, et sur la singularité du projet. Jérôme Niel salue aussi le réalisateur Sébastien Marnier, la productrice Floriane Cortès et un casting qu'il juge "absolument irréprochable" et très varié.
Connu depuis des années pour son humour, Jérôme Niel reconnaît que ce rôle dramatique représentait pour lui un vrai défi. Faire rire lui semble presque devenu naturel après quinze ans de comédie. En revanche, jouer au premier degré, sans chercher la chute ou la vanne, l'a obligé à sortir de ses automatismes. Il raconte avoir ressenti une forme de syndrome de l'imposteur au début du tournage, se demandant s'il serait à la hauteur du projet, du réalisateur et de ses partenaires.
Avec franchise, il explique pourtant avoir été très bien accompagné sur le plateau, au point d'avoir aujourd'hui envie de recommencer ce type d'expérience. Cette bascule vers des rôles plus sombres apparaît comme une étape importante dans son parcours d'acteur, qu'il semble vouloir installer durablement.
L'entretien laisse aussi apparaître un Jérôme Niel très spontané, volontiers absurde, mais aussi profondément attaché à la radio. Il dit clairement son amour du média et confie qu'il aimerait, un jour peut-être, y revenir, même s'il veut d'abord s'installer pleinement comme acteur. Cette affection pour la radio fait écho à son parcours, lui qui a travaillé au standard d'une station avant d'être repéré avec ses vidéos.
Dans "Off", il a su se montrer aussi joueur, tendre, parfois très drôle dans ses réponses rapides, mais toujours fidèle à une ligne claire : la musique est pour lui un refuge, un souvenir, un moteur et parfois même un personnage à part entière. C'est particulièrement vrai lorsqu'il parle de la bande originale de "Paolo", qu'il décrit comme un élément essentiel de la série, capable d'accompagner les doutes, les obsessions et les tensions intérieures du personnage.
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