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Deryck Whibley de Sum 41 : "Les médecins ne savaient pas si je pourrais remonter sur scène"

RENCONTRE - Le chanteur de Sum 41 s'est confié à RTL2.fr sur son long rétablissement, après avoir frôlé la mort il y a 2 ans à cause de ses excès. Le groupe s'est produit à Rock en Seine le 28 août.

Sum 41 en concert
Sum 41 en concert
Crédit : Olivier Hoffschir

À voir Deryck Whibley sur scène, rien ne laisse imaginer l'enfer qu'il a dû surmonter ces deux dernières années. Le 28 août, le chanteur de Sum 41 s'est produit pour la première fois à Rock en Seine, devant un parterre de festivaliers d'avance conquis, prêts à bondir au moindre riff pop-punk qui a pu rythmer leur adolescence. Plein d'énergie et de verve, alignant insultes et notes acérées, le Canadien de 37 ans ressemble à une rock star comme une autre, couverte de tatouages et les cheveux peroxydés. Et pourtant, la réalité est loin d'être aussi évidente.

"Je suis super content d’être sur scène. Parfois, j’ai encore des problèmes d’équilibre et de vertige, mais il n’y a que moi qui le remarque, assure Deryck Whibley à RTL2.fr. Ce n’est pas si grave, ou en tout cas, pas autant qu’avant." Une grosse demi-heure après la fin du concert, le chanteur nous accueille dans l'intimité d'une tente plongée dans la pénombre, niché dans le coin d'un canapé. Avec son petit gabarit et sa pâleur éternelle, Deryck Whibley dégage beaucoup plus de fragilité que sa personnalité scénique. Et pour cause. 

Une longue convalescence

En 2014, le chanteur est au plus mal. Ses excès de boisson ont considérablement endommagé son foie et ses nerfs, et il frôle la mort. Des photos déchirantes le montrent sur un lit d'hôpital dans un état presque végétatif. "Je n’arrivais pas à marcher, mes terminaisons nerveuses ne fonctionnaient plus au niveau des pieds, j’avais perdu l’usage des muscles de mes jambes, je ne pouvais pas tenir debout parce que la douleur était trop forte. Je suis resté alité pendant presque un an et demi, ce qui a foutu en l’air mes jambes", se souvient Deryck Whibley, qui parle très ouvertement de cette période difficile.

Je n’arrivais pas à rester debout plus de 5 à 10 minutes pendant près de 6 mois

Deryck Whibley

S'en suit une longue convalescence, couplée à une rééducation : "Une fois que j’ai pu tenir sur mes pieds, je n’arrivais pas à rester debout plus de 5 à 10 minutes pendant près de 6 mois. Le progrès était si lent que c’était compliqué de le remarquer." 

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