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De Rick Rubin à Pharrell Williams, ces super producteurs qui bousculent les genres

RÉDAC CHEF INVITÉ - Aussi bien influencé par le métal que par le punk, Mat Bastard, rédacteur en chef d'un jour de "RTL2.fr", admire ces magiciens des studios capables de repousser les limites de la musique pour explorer de nouveaux territoires.

Pharrell Williams
Pharrell Williams
Crédit : Rich Polk / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Sans eux, pas d’album. Dans les studios, derrière la console de mixage, les producteurs dictent la direction musicale que doit prendre un disque. Parfois aux côtés du musicien qui leur a fait appel. Parfois aux côtés du chanteur que la maison de disques a imposé. Au-delà de ces indispensables chefs d'orchestre modernes, il existe encore une autre catégorie : celle des super producteurs. À l’image des showrunners de la télévision, leur parole est d’évangile et leur influence considérable sur la musique des dernières décennies.

Rubin, superstar

Le rédacteur en chef d'un jour de RTL2.fr, Mat Bastard, reconnaît sans peine le talent des musiciens anglo-saxons, capables de mêler avec génie les genres musicaux. “Prenez Rick Rubin, producteur des Beastie Boys, de Slayer, de Gossip...sa prochaine production c’est Justin Bieber ! En France, on nous aurait dit : “Non mais attends Justin Bieber?!””. Il est vrai qu’avec ses multiples Grammys, le producer à la barbe “ZZ top-esque” est l’un des super producteurs que le monde s’arrache. Au cours d’une carrière longue de quatre décennies, Rick Rubin s’est imposé comme l’une des figures les plus puissantes de l’industrie musicale. 

Un génie de la production qui peut aussi bien collaborer avec Adele, LL Cool J, Black Sabath, Shakira ou Kanye West. Véritable pionnier, il fut également l’artisan de Walk This Way, premier tube qui alliait le rap (Run DMC) et le rock (Aerosmith) en 1994. C’est au fondateur du label Def Jam que l’on doit aussi la renaissance de Johnny Cash dans les années 90 avec l’album American Recordings. En se diversifiant dans ses productions, Rubin s'est construit un CV d’un éclectisme sans égal dans le milieu de la musique en encourageant les artistes à sortir de leur zone de confort pour créer quelque chose d’unique. En ce sens, la reprise légendaire de Hurt de Nine Inch Nails par Johnny Cash constitue l’une de ses plus grandes réussites.

Dans l'industrie, le terme de producteur peut recouvrir diverses réalités. Certains producteurs peuvent être musiciens, ou simples ingénieurs du son. D'autres n'hésitent pas à afficher leur faible connaissances techniques, comme Rick Rubin. Car son rôle est celui d'un mentor. Celui qui écoute et prodigue ses conseils en conséquence. Il n'est pas derrière la console, mais choisit les ingénieurs pour travailler avec lui sur chaque projet. La concentration, l'intention, la motivation et le talent de l'artiste comptent davantage à ses yeux. Il guide alors les musiciens en fonction des chansons qui lui sont confiées. "J'essaie d'obtenir de l'artiste le sentiment qu'il écrit des chansons pour le temps plutôt que pour un album", confiait le producteur au New York Times en 2007. "Qu'il s'agisse de produire ou de signer un artiste, il faut toujours commencer avec les chansons. Lorsque j'écoute, je recherche un équilibre (...) qu'on pourrait voir partout comme dans un tableau ou un coucher de soleil. Un élément humain qui rend une chanson géniale et immédiatement satisfaisante. J'aime qu'une chanson puisse créer une ambiance."

Damon Albarn, producteur-chanteur

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