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Arié Elmaleh & Ophélie Meunier
Crédit : RTL2
Chez Arié Elmaleh, la musique n’est pas un décor. C’est un besoin. Dès les premières minutes de l’entretien, l’acteur donne le ton : s’il devait choisir une époque musicale, ce seraient sans hésiter les années 80, "avec du synthé plein les oreilles". Et s’il devait être un objet musical, ce serait un vinyle, pour sa charge affective et nostalgique.
Cette place centrale de la musique dans sa vie, Arié Elmaleh la résume simplement : "elle est partout". Il explique écouter de la musique tout le temps, ressentir le besoin de chanter souvent, presque naturellement. Une manière d’habiter le quotidien, de traverser les émotions, mais aussi de se relier à quelque chose de profondément vivant. Il confie d’ailleurs que l’envie de chanter ne l’a jamais quitté. Sans forcément se rêver auteur-compositeur, il dit aimer interpréter, pousser la chansonnette dès qu’il en a l’occasion, au théâtre notamment.
Impossible de comprendre l’univers musical d’Arié Elmaleh sans passer par George Michael et Wham!. L’artiste britannique traverse tout l’entretien comme un fil rouge affectif et esthétique. Arié Elmaleh le dit sans détour : George Michael, c’est son enfance, son adolescence, et une admiration intacte. Il raconte avoir voulu lui ressembler, adopter sa coiffure, son allure, ses attitudes, jusqu’à ce regard "par en dessous" qu’il adorait.
Le choix de Careless Whisper pour ouvrir son portrait n’a rien d’anodin. Pour lui, ce morceau renvoie immédiatement aux slows, aux boums, à ces moments suspendus où la musique accompagne les premiers élans amoureux. Plus tard dans l’émission, il cite aussi Kissing a Fool parmi les plus belles chansons de tous les temps, avant de briller dans un blind test consacré à son idole. Mais au-delà du fan, Arié Elmaleh admire surtout chez George Michael une forme de sensibilité assumée. Il y voit un modèle de liberté, une manière pour les hommes d’assumer leur part féminine, leur fantaisie et leur vulnérabilité.
Parmi ses premiers souvenirs musicaux, Arié Elmaleh revient à Casablanca, où il est né, et à un tourne-disque familial. Dans sa mémoire résonne encore Le Petit Pain au chocolat de Joe Dassin. Il se souvient d’une voix grave, rassurante, presque familière, comme celle d’un oncle. Une chanson simple, mélodieuse, qui l’a marqué durablement.
Cette attirance pour les grandes mélodies revient souvent dans ses choix. Il évoque ainsi La Isla Bonita de Madonna, qu’il dit avoir écoutée en boucle, fasciné par sa douceur et son rythme. Même chose pour Luka de Suzanne Vega, découvert à l’adolescence. D’abord séduit par la mélodie et la simplicité de la voix, il n’en comprendra que plus tard la profondeur du texte, centré sur un enfant battu. Une révélation tardive qui renforce encore, chez lui, la puissance émotionnelle de la chanson.
Au cœur de son actualité, Arié Elmaleh sera à partir du 16 septembre au Théâtre Antoine dans Le sens de l’humour. Dans cette nouvelle comédie, il incarne un homme pris dans une situation explosive après un fou rire au pire moment, lors d’un dîner. Un point de départ qui ouvre, explique-t-il, un débat moral sur ce qui fait rire, ce qui ne fait pas rire, et sur les limites de la blague.
Pour accompagner cette actualité, il a choisi The Show Must Go On de Queen. Un titre qu’il associe à la scène, à cette nécessité d’y aller malgré l’état dans lequel on se trouve, qu’on soit triste, joyeux, prêt ou non. Il décrit les répétitions comme un laboratoire où l’on tente, où l’on se trompe, où l’on cherche la vérité tout en travaillant la mécanique du rire. À ses côtés dans la pièce : Claudia Tagbo, Florent Peyre et Élise Diamant. Une distribution qui promet, selon lui, une comédie très drôle, parfois nerveuse, mais toujours vivante.
Au fil de l’entretien, Arié Elmaleh laisse aussi apparaître un portrait plus intime. Il parle beaucoup de ses enfants, qu’il cite spontanément lorsqu’on lui demande ce qui le rend fier. Il raconte les dimanches matin avec eux, les réveils difficiles, les échanges musicaux, et cette transmission qui se fait désormais dans les deux sens. Avec son fils et sa fille, il écoute aussi bien du rap français que d’autres univers plus personnels.
Dans les questions flash de fin d’émission, il se décrit en trois mots : "loyal, hypersensible, aimant". Il reconnaît avoir peur de vieillir, tout en essayant de l’accepter. Et lorsqu’Ophélie Meunier lui demande qui a cru en lui avant que ça marche, sa réponse est immédiate : son père. Une phrase l’a porté : "T’es bon, on y croit". Derrière le comédien, il y a donc un homme traversé par les émotions, attaché aux siens, et profondément habité par la musique.
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