2 min de lecture Ciné-Séries

VIDÉO - "Rue des prairies" : le film méconnu avec Jean Gabin

RÉDAC CHEF INVITÉ - Gérald De Palmas est rédacteur en chef d'un jour sur RTL2.fr. Le chanteur a souhaité mettre en avant ce film datant de 1959. Jean Gabin y joue le rôle d'un père avec un rapport compliqué avec ses enfants.

Rue des prairies - Pourquoi ?
Crédit Image : TF1 International

C'est un classique, mais très mal accueilli lors de sa sortie. Rue des prairies est l'un des grands films de Jean Gabin, adapté du roman éponyme de René Lefèvre. En 1959, pour la sortie du film, l'acteur a déjà tourné dans Les Misérables et Touchez pas au grisbi. Il est donc déjà connu dans le paysage du cinéma français et construit sa légende. Il côtoie de jeunes acteurs prometteurs comme Claude Brasseur, qui joue l'un de ses enfants. Car il est bien question de la famille dans ce film de Denys de La Patellière. Mais, une famille qui va au-delà des liens du sang.

L'histoire se déroule dans le Paris des années 50. Henri Neveu (Jean Gabin), rentre chez lui après deux ans de captivité. Il apprend que sa femme est morte en couches, en donnant naissance à un enfant, Fernand (Roger Dumas), qui n'est pas de lui. Henri décide de l'élever comme son fils, malgré sa douleur et la colère de ses deux enfants légitimes, Loulou (Claude Brasseur) et Odette (Marie-José Nat). Henri fait tout pour que Fernand réussisse dans la vie, même si ce dernier le rend d'abord responsable de tous ses maux. 

La famille du cœur plus forte que la famille du sang

"Rue des prairies" est sorti en 1959
Crédit Image : René Chateau

C'est l'un des fils rouges du film. Le mince équilibre de la relation entre Henri et Fernand, fruit de l'adultère de sa femme, mais qu'il aime et élève comme son propre fils. Pourtant, Fernand se fait renvoyer de toutes les écoles dans lesquelles il étudie et enchaîne les bêtises. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il se révélera au final, le soutien le plus fort et le plus fiable de son père, face à la cupidité de Loulou et Odette, les légitimes. Le film montre donc une nouvelle image de la famille et décompose les aprioris sur les liens du sang. "J'aime bien dans un film quand un type arrive à ébranler les certitudes. Et c'est le cas dans ce film", confie Gérald de Palmas.
"Au fur et à mesure du film, tu te rends compte que ces deux enfants légitimes ne sont pas des belles âmes, par rapport à leur père. Fernand est finalement celui qui a le plus de belle valeur. Et il reste fidèle à Henri, alors que ses deux enfants se tournent contre lui. Et j'ai trouvé cela très très beau", poursuit Gérald de Palmas. Un film donc pour bousculer les consciences sur la famille et (re)découvrir Jean Gabin dans un rôle inédit au début de sa carrière.

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