1 min de lecture Musique

Interviews RTL2 : The Black Keys

Deux jours après leur concert explosif au festival francilien Rock en Seine, RTL2 a rencontré pour vous Dan Auerbach, chanteur et guitariste du duo The Black Keys.
Avec sept albums en 10ans, le duo s'est imposé comme le groupe blues rock de référence à travers le monde.
Vous les retrouverez en concert avec RTL2 à la Halle Tony Garnier de Lyon le 30 novembre prochain.

Deux jours après leur concert explosif au festival francilien Rock en Seine, RTL2 a rencontré pour vous Dan Auerbach, chanteur et guitariste du duo The Black Keys.
Avec sept albums en 10 ans, le duo s'est imposé comme le groupe blues rock de référence à travers le monde.
Vous les retrouverez en concert avec RTL2 à la Halle Tony Garnier de Lyon le 30 novembre prochain.

Comment Patrick et toi avez réussi à rester ensemble depuis si longtemps et malgré tout ne faire qu'un sur scène ?
Je ne sais pas, c'est juste très fluide entre nous, ça ne s'arrête pas. je ne saurais pas l'expliquer à qui que ce soit.

Comment décrire votre relation, frères, meilleurs amis ?Oui tout ça, on s'aime comme des frères, on s'aime, on prend soin de l'autre, on s'agace… mais on a surtout cette connexion musicale qui rend facile la création entre nous, ça l'a toujours été. Je n'ai jamais eu cela avec qui que ce soit d'autre. On a une sorte d'étrange alchimie. 

Malgré cette alchimie, tu as eu une aventure en solo, l'album  "keep it hId" en 2009. Qu'as-tu retenu de cet expérience?C'était une bonne pause, c'était intéressant de faire le musique avec d'autres personnes. Je n'avais jamais pu vraiment faire des chansons acoustiques, des arrangements en studio avec un groupe.
Je crois que c'était pour moi la transition avant de faire "Brothers". Beaucoup des chansons de mon album solo et de "Brothers" ont été écrites à la même période.
Beaucoup d'instruments qu'on a utilisé sur "keep it hid" ont fini par être utilisés sur « Brothers » aussi d'ailleurs. Le Farfisa (orgue électronique) par exemple qu'on a utilisé sur les deux albums.

L'album solo était donc une sorte d'expérimentation avant Brothers?Bien sûr, et chaque fois que je travaille en studio, avec de nouveaux musiciens, c'est une occasion d'apprendre quelque chose que je peux en suite utiliser dans mon propre travail.

Apres l'énorme succès des deux derniers albums des Black Keys, l'expérience en solo est quelque chose que tu aimerais essayer à nouveau?Oui bien sûr, mais je n'ai encore rien enregistré… J'ai écrit déjà , j'ai écrit avec des gens que j'aime beaucoup. Mais Nous sommes tellement occupés en ce moment, personne ne sait quand ça sera possible. 

Quand on écoute tous les albums des Black Keys à la suite, c'est assez surprenant de trouver autant d'évolution dans votre son. Comment l'avez-vous travaillé?C'est naturel… Quand on a commencé, nous étions un groupe de garage. On utilisait nos influences pour notre musique, on s'amusait uniquement. Je ne pensais même pas à écrire des chansons. et puis au fur et à mesure de l'intérêt grandissant pour l'écriture, on voit les chansons différemment. Et je suis content qu'il y ai autant de changement, ça aurait été ennuyeux s'il n'y en avait pas.

Travailler avec Danger Mouse, a aidé à ce changement?Oui, quand  fait ce premier album avec Brian, c'était la première fois qu'on avait un producteur,  la première fois qu'on utilisait un vrai studio, la première fois qu'on avait d'autres musiciens, la première fois qu'on la mixé pour de vrai. Il y a eu beaucoup de changements sur « Brothers ». et ensuite on a été vraiment très ouverts à  la participation d'autres personnes , des gens qu'on admire et qui font de bons albums… Avant ça, nous étions dans notre bulle à Akron. On ne voulait voir personne, n'avoir à faire à personne, mais c'était vraiment de l'insécurité, on ne savait pas communiquer avec les autres en studio. On ne s'y était jamais amusés.
 
Revenons sur la différence de son et de style entre "Attack and Release"  or "The Magic Potion" par exemple et ce retour aux racines de pur pop rock américain sur "El Camino". Pourquoi ce retour ?C'est ce qu'on a écouté pendant l'enregistrement. On écoutait du simple rock'n'roll, et c'est ce qui nous a inspiré. Pour  « Brothers » en revanche on écoutait des albums soul, et hip hop. En faisant « Attack & Release » on écoutait des choses un peu plus lourdes.
On est très affectés par où nous en sommes à chaque album. c'est pour ça que j'aime chacun de nos albums.  c'est une sorte d'arrêt sur image d'un moment de nos vies. Quand je les réécoute, je me rappelle ou nous étions ce que nous faisions, ce que nous écoutions… des souvenirs personnels.



Vous avez récemment déménagé d'Akron à Nashville, Comment est la vie là-bas, entourés de musiciens comme Jack White ou les Kings of Leon?En un sens, ça me rappelle Akron, car c'est une petite ville, mais il s'y passe beaucoup de choses, pleins de gens qui font plein de trucs cool… Beaucoup de nourriture musicale. car Akron, c'est vide, même si ça me fait de la peine de le dire.
J''y ai rencontré beaucoup de musiciens, j'ai joué un peu avec eux. il y a définitivement des opportunités de rencontres à Nashville, ce que je n'avais pas à Akron.
 
Quelle musique as-tu écouté aujourd'hui, hier ou le jour d'avant?
Je suis obsédé avec cet artiste Mac De Marco et son morceau "My kind of woman".

C'est  très bon. Je l'ai écouté probablement plus de 100 fois dans ces deux derniers jours.
j'aime la voix, la musique,  l'instrumentation,  le fait que ce soit court. c'est une chanson géniale, sexy. Sexy time ! 

(interview : Mathilde Courjeau)

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