4 min de lecture Musique

Eddy de Pretto interprète "Madame rêve" dans #LeDriveRTL2 du 06 décembre 2017

Écoutez ou réécoutez #LeDriveRTL2 de Eric Jean Jean, Mathilde Courjeau du 06 déc. 2017.

#LeDriveRTL2
#LeDriveRTL2 du 06 décembre 2017
Crédit Média : Eric Jean Jean,Mathilde Courjeau Crédit Image : Bertrand Laidain

Eddy De Pretto a été reçu par Eric Jean-Jean dans #LeDriveRTL2 pour une interview et un live de son single La fête de trop et une reprise d’Alain Bashung.

La fête de trop est tirée de l’EP Kid. Quand on écoute tes paroles, il est question de sexe, de drogue voire d’homosexualité et de bien plus encore. J’ai pensé à ce fameux film Kids de Larry Clark. Est-ce que ça a eu une influence sur toi ?
Eddy : Il y a des influences peut-être. En tout cas c’est une culture cinématographique que j’ai regardé.

Kids, c’est l’histoire d’une jeune fille qui apprend qu’elle est séropositive et qui cherche le garçon avec qui elle a eu une relation sexuelle. C’est l’unique de sa vie à ce jour et finalement elle finit par ne pas le trouver et par rencontrer un autre garçon qui va vraisemblablement finir séropositif. Tout ça dans une glauquerie.  Est-ce que cette écriture près de l’os, vive et parfois violente c’est quelque chose qui est inhérente chez toi ? C’est toujours comme cela que tu écris ?
Eddy : Oui je pense, j’ai quelque chose qui a énormément mûri en moi. J’ai envie d’être dans une certaine urgence, dans une certaine brutalité, authenticité dans la manière dont j’ai d’écrire. Du coup ça ressort un peu de cette manière-là.

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Comment s’est arrivée l’écriture chez toi ? Tu as commencé à écrire quand ?
Eddy : Très tard. J’ai commencé à écrire vers 19 ans. C’est vraiment la dernière chose qui est arrivée. J’ai commencé par le théâtre, le chant, la musique et ensuite la danse. J'ai appris énormément de choses. J’ai envie bien sûr de les peaufiner mais ce qui me manquait c’est l’écriture. Elle est arrivée moins naturellement. Et je ne me considère toujours pas auteur aujourd’hui. Je galère énormément. Pour moi c’est le plus difficile dans mon travail.

Il y a parfois des élans dans la brutalité de ce que tu es capable d’écrire. Les titres de l’EP m’ont fait penser à du Brel de la grande et belle époque. Quelles sont tes influences s’il y en a ?
Eddy : Il y en a évidemment mais je pense qu’elles sont un peu inconscientes. J’ai été bercé par tellement de choses qui ont fait aujourd’hui maladroitement parti de mon ADN. Comme la chanson française de ma mère avec Dalida, Piaf, Brassens, Brel… c’était vraiment ma BO chez moi. Et de l’autre côté il y avait Booba, Snik, beaucoup de Diams à l’époque en bas de chez moi. Ce n’était pas des styles sur lesquels je courrais mais je pense qu’ils ont conçu mon style de musique et la manière dont j’ai envie de mettre en collision ces deux trucs-là.

Ce qui est assez étonnant c’est que tu vas chercher des producteurs qui ont travaillé avec Booba, PNL qui sont les grands artistes du rap moderne. C’est quoi ta musique ? Un mélange de rythmiques hip-hop mais aussi de sonorités parfois rock Elle me fait penser à ce collectif Fauve. Ça te parle ?

Eddy : Oui je connais. Mais c’est ce que tu veux, c’est ça qui est beau. J’ai grandi dans un temps où je n’ai vraiment pas classé les styles de musique et la manière dont je consommais la musique au contraire d’une certaine époque, celle de ma mère par exemple. Je n’aime pas trop l’idée de classer ou codifier les genres musicaux. Ce qui pourrait être inédit dans la façon de consommer et d’écouter la musique, c’est justement de faire des ponts, des jonctions, des collisions entre plusieurs styles de musique. Je ne dis pas que je le fais mais je pense que c’est là où ça peut devenir intéressant.

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Bashung interprété par Eddy De Pretto, évidemment la transition est toute trouvée avec celui dont je vais te parler. Il nous a quitté cette nuit, Johnny Hallyday. Est-ce que musicalement ça te parle ? Je sais que ce n’était pas un artiste que tu connaissais bien mais il n’empêche que sans le vouloir ça fait partie du paysage de ta vie.
Eddy : Oui c’est ça le truc fou avec Johnny Hallyday. Je n’ai jamais écouté ses albums ni acheté sa musique et pourtant je connais énormément de choses. Il y a des sons qui restent.

Il y a un premier EP qui est sorti le 6 octobre qui s’appelle Kid. C’est d’ailleurs le titre d’une chanson qui raconte un peu l’histoire de ton enfance. L’histoire de ce garçon qui ne faisait pas vraiment ce que son père voulait.
Eddy : Oui et plus généralement qui lui disait de quelle sorte il devait être. Il me montrait tous les codes pour être un homme.

Tu nous a donné faim avec ces 4 titres. Quand est-ce que l’on en entend plus ? Eddy : Bientôt, début 2018.
Ils sont fabriqués les titres ? Eddy : Ils sont écrits, ils sont en train d’être enregistrés.
 
De quoi tu vas nous parler dans ce nouvel album ? Est-ce que tu peux nous dire comment il va s’appeler ? Eddy : Je ne sais pas du tout encore. Je pense que c’est la dernière chose le titre d’un roman, d’un film ou d’un album. Je pense que c’est le point final. J’ai besoin de le voir en intégralité, de voir tout le visuel que je suis en train de travailler. Le titre arrivera, j’espère, par magie !

Quelles seront les thématiques ? Est-ce que tu as envie d’être engagé dans un album ? Est-ce que tu as envie de raconter des histoires ?
Eddy : Oui j’ai envie de continuer de parler de mes tourments, de mes expériences, de mes témoignages de vie que je fais au quotidien. Ça ira toujours sur un peu les mêmes thèmes. Les réseaux, la fête qui va loin, l’amour.

Tu as besoin de te mettre en pause de temps en temps ? Tellement loin que tu oublies.
Eddy : Ce n’est pas ça, c’est que j’aime vivre un peu comme dans le sexe et la scène. C’est un peu les choses extrêmes où il n’y a pas de demi-mesure. C’est un lâcher prise où j’aime parfois me perdre et m’y retrouver le lendemain matin… ou pas.

Rendez-vous sur scène partout en France et les 5et 19 avril et 2 mai 2018 à la Cigale de Paris.

Eddy de Pretto dans les studios de RTL2
Crédit Image : Bertrand Laidain
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